La Communauté internationale, du moins ceux qui la dirigent, ont de la suite dans leurs idées. La reprise des hostilités au Kivu au moment où la Russie reconnaît l’indépendance de l’Ossétie du sud et de l’Abkhazie n’est nullement un fait isolé. Tout se lie et se tient dans ce complot international visant la création des « Etats nains ».

Le CNDP de Nkunda soutenu par le Rwanda avec comme commanditaires ces fameux “ groupes identitaires ” qui dictent désormais les “ politiques étrangères ” entretiennent ce “ complot international ” de vouloir transformer l’Est de la RDC, à partir du Kivu en un “ Protectorat ”. Le plan de la balkanisation du Congo n’a jamais été enfoui dans les tiroirs. Selon un analyste occidental, la dernière interview du président rwandais, Paul Kagame, au journal Le Soir paraissant en Belgique pour critiquer le président de la République démocratique du Congo. Joseph Kabila, en l’accusant de “ préparer la guerre au Kivu ” ne visait qu’à attirer l’attention de la Communauté internationale sur Nkunda et le Kivu.
D’où ces deux questions pertinentes: Que cherche réellement la Communauté internationale en République démocratique du Congo ? Pourquoi attirer son attention sur le Kivu et Nkunda ?
Du coup, la crise quitte le contexte national et s’engage sur le sentier international marqué par des “ coups bas et autres complots ”. Depuis les deux guerres d’agression (1996-1997 et 1998-2002), la République démocratique du Congo a toujours soutenu qu’elle est l’objet d’un complot international visant sa balkanisation. Un vieux complot où l’on évoque successivement des Belges et des Américains de l’avoir élaboré. Le prétexte de l’étendue géographique du Congo qui ne facilite pas sa bonne administration à souvent servi d’argument pour mieux étayer ce complot et l’accréditer.
D’où le recours à des pays voisins, notamment le Rwanda, l’Ouganda et le Burundi, au lendemain du génocide de 1994 déploré par tous les pays, la RDC y comprise, pour mettre à exécution ce plan machiavélique. Car au-delà, ce sont les richesses de la RDC qu’il faut absolument contrôler. Entre-temps, tout mettre en œuvre pour fragiliser davantage le pouvoir de Kinshasa dans le but de démontrer à la face du monde son incapacité à gouverner.
Mais la résistance du peuple congolais a permis que ce complot soit retardé. Oui retardé, mais pas du tout classé. S’appuyant sur la protection de minorités ”, avec le phénomène banyamulenge, mieux connu désormais sur le vocable des “ Tutsi congolais ” (vous avez bien compris la finesse de la subtilité pour mieux toucher les cordes sensibles), les commanditaires ont changé de tactique. Mais pour un même objectif. Les derrières messes dites ces derniers mois à l’étranger, voire en RDC, visent dans un premier temps à créer un “ no man’s land pour ériger finalement un protectorat ” à l’Est du pays. Exactement le schéma du Kosovo. On recourt donc aux mêmes personnages qui ont exécuté les deux guerres d’agression contre la RDC, avec comme cheval de bataille le CNDP de Laurent Nkunda qui n’est que le RCD bis.
Evidemment, l’environnement international prête ce jeu malsain et machiavélique, pas du tout à l’ordre du jour en Afrique, pour changer les frontières héritées de la colonisation. Les Occidentaux ont réussi au Kosovo sans demander l’avis de l’Onu. Les Russes viennent de leur rendre La monnaie de la pièce en Ossétie du sud et en Abkhazie sans consulter l’Union européenne.
Comme aux temps forts de la guerre froide pour se partager les “ pays ”. Serait-ce là les signaux de considérables changements en cours dans le paysage géopolitique mondial ? Les Congolais, s’ils ne prennent conscience de faire la démonstration implacable de leur nationalisme, de cette réalité, subiront le choc sans que l’on ait consulté l’Union africaine.
(SL/Ern./GW/Yes)Le Potentiel
Last edited: 17/09/2008 13:33:23