L’occasion d’ouverture de la session ordinaire de septembre de la Chambre haute du Parlement a été mise à profit par le président du Sénat pour stigmatiser la reprise de la guerre au Kivu pour préconiser la dotation de meilleurs moyens d’actions au Programme Amani

Le temps n’est-il venu pour que les populations du Kivu qui ont tant souffert vivent en paix, en sécurité et reconstruisent leurs provinces, s’est ainsi interrogé le président du sénat. Léon Kengo wa Dondo qui s’exprimait ainsi à l’occasion de la rentrée parlementaire, déplorait le fait que sur le plan politique et sécuritaire, la situation avait pris une amplitude tragique.
En effet, malgré le Pacte et le Communiqué dit de Nairobi, la Conférence de Goma, les actes d’engagements ainsi que le Processus Amani, les armes ont repris le dessus avec leurs cohortes de malheurs la mort, les violences, les déplacements des populations.
Amani, l’artisan de la paix
Pour le président de la chambre haute, c’est le Processus Amani qui demeure l’artisan de la paix pour mettre fin à ce conflit. Seulement voilà : les voies et moyens pour permettre à ce processus de construire cette paix font défaut. “ Nous en appelons au gouvernement et à la communauté internationale de le doter de tous les moyens nécessaires à l’accomplissement de sa mission ”.
A cet effet, Léon Kengo wa Dondo a rappelé la résolution 1794 du Conseil de sécurité des Nations unies portant prorogation du mandat de la Monuc jusqu’au 31 décembre 2008. Mandat au terme duquel il est demandé à la mission onusienne “ d’attacher une plus grande attention à la sécurité dans le Kivu ”. Signalons qu’à propos du Kivu, le numéro un du Sénat a évoqué la mort tragique des deux fonctionnaires de la chambre haute, mort survenue récemment en service commandé à Bukavu dans un accident d’avion. Il s’agit des M.M. Mbwala Babengoy et Bobele Boponde pour qui une minute de silence a été observée en leur mémoire.
(DN/Th/GW/Yes)Germain Kadima/Le Phare
Last edited: 16/09/2008 16:29:47