Cette campagne a pour objectif de conscientiser le monde entier à lutter contre les violences sexuelles, à mobiliser les ressources contre les violences, à sensibiliser le gouvernement à mettre fin à ce fléau et à mettre la main sur les violeurs.
Les femmes violées lancent un appel au gouvernement, aux Nations Unies, aux leaders du monde, aux autorités religieuses, aux chef traditionnels, aux communautés locales, aux personnes de bonne volonté du monde ainsi qu’aux sœurs survivantes afin d’agir en leur faveur.
En effet, l’Action des Nations Unies contre les violences sexuelles en situation de conflits, l’Unicef et le mouvement V-Day », en partenariat avec le ministère du Genre, famille et Enfants, ont procédé vendredi 12 septembre, dans la salle du collège Mwenga à Goma au Nord-Kivu, à la cérémonie de lancement de la campagne dénommée : « Stop au viol de notre ressource la plus précieuse valeur aux femmes et filles de la Rdc », sous le thème: « les femmes brisent le silence ».
Plusieurs personnalités ont pris part à cette cérémonie, notamment le cas du représentant du système de Nations Unies au Congo, M. Ross Moutain, M. Steven Lauwerier, Deputy representative de l’Unicef, le gouverneur de la province du Nord-Kivu était représenté par son adjoint, Lutaichirwa, le vice-ministre de Droits Humains, M. Claude Baziguye, la coordinatrice de la campagne, Mme Ntoto, la fondatrice de V-Day, Mme Eve Ensler et tant d’autres personnalités.
Prenant la parole, l’adjoint du représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies en Rdc, Ross Mountain, a fait savoir que la priorité dans ce pays est non seulement de traiter les victimes des violences, mais surtout de combattre et de punir les acteurs des actes.
« En écoutant toutes ces histoires accablantes, nous avons tous le devoir de nous engager à mettre fin à ces violences », a-t-il dit.
Et d’ajouter : « le Nord Kivu bat le record accablant, bat le record dans le territoire incontrôlé par l’Etat, bat le record de statistique des déplacés loin de l’Etat ».
Il faut que les victimes de ses actes soient indemnisés, soit traités et que tous les signataires du programme Amani respectent leurs accords afin de finir avec ce fléau. A déclaré le représentant du systèmes des Nations-Unies.
Pour sa part, le vice-gouverneur du Nord-Kivu, a fait savoir que la réunion de Goma vise à mettre un terme aux violences faites à la femme dont les hommes en un uniformes se trouvent être des auteurs dans la plus part de cas.
A l’en croire, le Nord-Kivu bat le record dans les statistiques des viols à la suite d’une forte présence sur ses territoires des groupes armés non contrôlés par l’autorité de l’Etat.
Selon le vice-ministre des Droits Humains, la Cour d’Appel et le tribunal de Grande Instance de Goma félicite les femmes pour leur courage pour avoir brisé le silence à travers leurs témoignages et réaffirme l’engagement du gouvernement congolais à mettre fin à ce fléau.
Il a fait remarquer par ailleurs que ça fait une année que la première dame du Congo, Olive Kabila est venue à Goma pour lancer cette campagne afin de mettre fin aux violences faites aux femmes.
De son coté, Mme Eve Ensler de V-Day a indiqué son organisation était un mouvement global présent dans plus de 120 pays.
Selon elle, la violence contre les femmes n’est malheureusement pas un problème congolais seulement. Il existe dans chaque culture, chaque pays, chaque ville. Elle qui a eu à visiter plus de 50 pays dans les 10 dernières années en sait quelques choses.
D’après elle, il y a aujourd’hui une épidémie mondiale de violence contre les femmes : viols, brûles, lapidation des femmes, mutilations voire enterrement vivant des femmes.
Il sied de dire que la campagne dont il est question, a déjà fait une année et que plus de 2.000 femmes ont été violées entre Janvier et juin au Nord-Kivu.
Quid des témoignes des victimes ?
Parmi les femmes violées, l’une a témoigné : «J’étais violée par sept personnes pendant que moi et mon mari étions entrain de fuir les éruptions du volcan à Goma pour se rendre à Kindu », a déclaré une dame du nom de Zamuda.
Une autre femme a témoigné ce qui suit : « J’étais fiancée mais pendant que j’étais violée, j’ ai eu la grossesse dont le père n’est pas connu ».
Toutefois, ces femmes ont fait un appel au gouvernement congolais, aux Nations Unies, aux leaders du monde, aux autorités religieuses, aux communautés locales, aux personnes de bonne volonté de par le monde et aux sœurs survivantes à venir à leur rescousse.
(GM/SM/Yes)
Sylvie Meta/MMC
Last edited: 16/09/2008 10:17:40