Les revendications des enseignants à la rentrée scolaire en instance d’être canalisées vers l’Assemblée nationale pour une prise en compte de cette situation par l’organe législatif avec espoir placé dans le premier des députés Vital Kamerhe pour satisfaction de ces attentes

Le Syndicat des enseignants du Congo (Syeco) et le Syndicat des enseignants catholiques (Synecat) après des entretiens fructueux avec le Pouvoir exécutif, se confient au Pouvoir législatif. Telle est la déduction que l’on peut faire de la volonté exprimée par les responsables de ces associations syndicales à la Représentation nationale, le Parlement.
En effet, selon le secrétaire général du Synecat, le gouvernement central a montré ses limites: l’ignorance des revendications des enseignants, ce qui ressort de l’assemblée générale d’évaluation au synecat des enseignants du Congo (Syeco) et du Syndicat des enseignants catholiques (Synecat).
La rencontre a eu lieu samedi dernier à la paroisse catholique Saint Pie X, dans la commune de Ngiri-Ngiri. Jean-Bosco Puna, secrétaire général du Synecat, explique “ Les enseignants remarquent une indifférence manifeste du gouvernement de la République face aux revendications des enseignants. Il se dégage que le gouvernement s’empresse à impliquer les syndicats dans les discussions budgétaires pour l’exercice 2009.
Ce que les enseignants considèrent comme une tricherie, et une manoeuvre de vouloir ignorer les revendications des enseignants, parce que le budget 2008 n’a produit aucun effet. Et, en fin de compte, la position des enseignants est jusqu’aujourd’hui, sur toute l’étendue du territoire national, les enseignants ont décidé de ne pas reprendre les cours, c’est la poursuite de la grève jusqu’à nouvel ordre ”.
Le simple fait que les représentants des syndicalistes tournent leurs regards vers les deux Chambres du Parlement est, il ne suffit pas d’être un expert pour en tirer une conclusion, la preuve d’un déficit de confiance entre partenaires. Les enseignants semblent ne plus croire aux promesses faites par le Gouvernement!

Mais en ce temps du Cadre permanent du dialogue social (Cpds) initié par le Gouvernement, il serait plus crédible pour les institutions républicaines que les questions essentielles comme celles relatives aux conditions sociales des agents et cadres de l’Administration publique ne se traitent plus comme actuellement.
La grève perdure! Il est regrettable, à trois semaines après la rentrée fixée officiellement au 1er septembre 2008, qu’aucun mécanisme n’ait été capable de rapprocher les vues des partenaires.
Que les enseignants se tournent aujourd’hui vers le président de l’Assemblée nationale, Vital Kamerhe, signifie leur volonté de voir le législateur congolais les impliquer, dans une certaine mesure, dans les maillons de la conception du Budget de l’Etat.
Pour la session parlementaire essentiellement budgétaire qui s’ouvre aujourd’hui, les espoirs peuvent être fondés. Mais encore faut-il que la représentation nationale trouve une formule pour que ses recommandations soient d’application. Quitte à Vital Kamerhe de saisir cette opportunité pour ne pas décevoir l’Exécutif ni la sphère enseignante ! Il y va de sa crédibilité et de son honneur.
(DN/Th/GW/Yes)S.K./Le Palamrès