Situation critique à l’entreprise publique Régie des voies aériennes où le personnel observe un arrêt de travail pour réclamer de meilleures conditions sociales en mettant la pression sur l’exigence de la libération de l’ADGA avant de lever le mouvement de grève

Le vendredi 12 septembre 2008. a été très agité devant la Direction générale de la Régie des voies aériennes, RVA, à Kinshasa/ Ndolo. Une situation consécutive à l’arrestation, quelques heures auparavant, de l’Administrateur délégué général a.i, Justin Okana. C’est pratiquement depuis jeudi dernier après l’assemblée extraordinaire dont l’ordre du jour ne comportait qu’un point l’arrestation jugée d’arbitraire de l’ADG - que la situation est tendue dans l’entreprise.
Depuis; les travailleurs exigent la “ libération immédiate et sans condition ” de l’ADG a.i. Exigence renouvelée hier vendredi après une autre réunion extraordinaire de crise qui avait mis autour d’une même table : syndicalistes, hauts cadres de l’entreprise dont, l’Administrateur directeur technique (ADT) ainsi que quelques autorités locales, pour tenter de trouver une solution à la crise.
A sa sortie de la séance de travail, le président de la délégation syndicale a déclaré qu’il était hors de question de lever la grève, tant que l’administrateur ne serait pas libéré et reconduit dans ses fonctions. La reprise du travail ne sera possible que lorsqu’il sera libéré. Et ce, malgré les menaces dont nous sommes l’objet ”, a-t-il révélé.
Le syndicat prévenu qu’il ne se laisserait pas faire, car les syndicalistes sont disposés à subir le martyre pour la vérité. Cette déclaration musclée a suscité des applaudissements de la base.
Malgré le durcissement du ton, le président du syndicat a laissé entrevoir une possibilité : “ L’A.D.T nous affirme avoir pris des contacts importants avec les autorités de la République. Ces dernières veulent que nous renouions le travail avant qu’une solution soit trouvée ”. La foule a rejeté la proposition. “ Non c’est non ! ”, ont scandé les travailleurs en colère.
Dans cette affaire, a poursuivi le président syndical, c’est le procureur de la République qui a arrêté l’ADG et c’est lui seul qui a le dossier en main. Le dernier mot lui revient s’il veut que les choses aillent de l’avant.
Dernière précision, l’ADG venait d’être transféré à la prison centrale depuis 5 heures du matin. Raison pour laquelle, au nom de tous les travailleurs de la RVA, le syndicat a demandé l’intervention personnelle du président de la République pour décanter la situation.
Que reproche-t-on donc à l’ADG ? Selon 1’Agence congolaise de presse (ACP), le procureur de la République lui reproche le détournement des fonds autrefois destinés à l’achat des moteurs pour trois camions anti-incendie de l’aéroport international de NDjili.
Faux, rétorquent les agents. “ Les fonds sont transparents, car ayant leurs traces dans les livres comptables de l’entreprise. Ils ont été versés à une société étrangère pour cet achat. Mais les moteurs fournis n’ont pas été jugés conformes par les services techniques de la RVA. Ce qui a justifié leur retour au fournisseur. Selon une rumeur persistante à la RVA, l’arrestation de l’ADG a.i. serait un règlement de compte initié par les “ anciens gestionnaires limogés pour incompétence ”.
(DN/Milor/GW/Yes)Ntshiniti/Le Potentiel
Last edited: 13/09/2008 13:53:49