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Bonjour | 01/12/2008 22:08 | English Make DC Home page | RSS feed

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Les agents de l’ordre de la ville de Kinshasa ont reçu la mission de sécuriser la capitale. D’importants moyens ont été mis à leur disposition. Il s’agit de 100 jeeps et de cinquante motos. La Police nationale congolaise (PNC) vient de se doter, grâce à une organisation interne, de 100 jeeps de marque Land Rover et une cinquantaine de motos. Des­tinés à la sécurisation de la ville de Kinshasa, ces engins ont été remis le vendredi 5 septembre 2008 par le ministre d’Etat en charge de l’intérieur, de la Dé­centralisation et de la Sécurité, Denis Kalume Numbi, à l’inspec­teur général de la PNC, John Numbi.

Sur instruction du président de la République, Joseph Kabila Kabange, l’inspecteur général de la PNC a reçu des consignes d’assurer la sécurité des personnes et de leurs biens.

Jamais dans les annales de la PNC on a vu ce corps se do­ter, grâce à une organisation in­terne, des moyens aussi impor­tants. Ce qui suscite des com­mentaires en sens divers. Un cadre de la police qui a requis l’anonymat explique : “ La situa­tion préoccupante de la sécu­rité dans la capitale requiert des moyens proportionnels pour juguler si pas atténuer, le mal ”.

Mais au-delà de cette vi­sion, il existe d’autres paramè­tres pour prétendre réussir ce pari. Au nombre de ces paramè­tres figure le manque de bonnes routes et d’électricité.

Avoir un véhicule est une chose, l’utiliser en est une autre. Dans le cas d’espèce il y a lieu de noter qu’en ce qui concerne les routes à Kinshasa, la plupart sont dans un état de délabrement très avancé. Les conducteurs ne les empruntent plus. Dans le cas contraire, c’est à un véritable exercice qu’ils sont soumis. Ceux qui s’y hasardent paient leur té­mérité avec les pannes. On craint que les véhicules de la Police, bien qu’ils soient des 4X4, ne puissent être confrontés au même problème.

A cette difficulté s’ajoute celle de manque d’électricité auquel plusieurs communes sont confrontées. A la base : les pan­nes intervenues au niveau des transformateurs de la Société na­tionale d’électricité (SNEL) de­puis plusieurs mois, si pas d’an­nées.

Le manque d’électricité favorise la commission des actes répré­hensibles par la loi. Face à cette situation, les agents de l’ordre éprouveront sans nul doute d’énormes difficultés pour faire leur travail. Un handicap, et pas des moindres, qui ne manquera pas d’influer négativement sur leur travail au cas où rien n’était fait pour rendre opérationnels ces transformateurs.

S’il est vrai que les bri­gands posent problème, il est aussi vrai que les éléments de la PNC en posent aussi. A l’épo­que coloniale, la présence des policiers rassurait et sécurisait. Ce qui n’est plus le cas depuis plusieurs années. “ Ils font peur lorsqu’on les rencontre à l’idée qu’ils vont vous extorquer vos biens de valeur, notamment le téléphone portable, l’argent et les bijoux, témoigne J. Matonde, 65 ans.

Mais les policiers qui se li­vrent à de telles pratiques sont à compter sur les bouts de doigts, heureusement. Car cela aurait été une épine dans la lutte enga­gée par la Police pour sécuriser la ville de Kinshasa.

La liste des méfaits

Extorsions, menaces, coups et blessures, viols . . . sont les actes qui sont régulièrement commis à travers les commu­nes de la capitale, parfois à quel­ques mètres des sous-commissa­riats de police disséminés dans les quartiers, accusés de passivité. Preuve : la semaine dernière vers 23 heures, un groupe de jeunes gens s’est attaquée à un pro­priétaire d’une cabine téléphoni­que, au quartier Luyi à Ngaba. Le samedi 6 septembre 2008, un chauffeur de taxi qui revenait de chez son patron verser les recet­tes de la journée a été cueilli par ces malfrats qui l’ont menacé de mort après lui avoir ravi une somme de 3.000 Fc. Deux jours plus tard, un corps inanimé d’une adolescente a été découvert à Yolo-Sud, dans un caniveau. Selon les témoins, la victime aurait été tuée deux jours plus tôt.

De l’avis de plusieurs res­ponsables de la police municipale contactés, beaucoup de raisons sont à la base de la persistance du banditisme dans leurs entités. Ils évoquent notamment, le sous paiement, l’impunité, le favori­tisme, l’insuffisance d’effectifs des agents affectés dans les sous-­commissariats, etc.

Ayant requis l’anonymat, un bourgmestre adjoint déplore : “ Il y a certainement des com­plices dans les rangs de la Po­lice. Preuve : lorsqu’on initie une descente sur le théâtre d’événements, les auteurs prennent généralement la pou­dre d’escampette bien avant. Les rares qui tombent dans les filets sont conduits au parquet où ils sont libérés quelques jours plus tard ”. Et d’ajouter : “Autrefois, nous avons assisté à un défi. Le commandant avait arrêté un bandit réputé de cette municipalité. Libéré, il est re­venu pour le menacer ”.

Un commandant d’un sous-commissariat à Limete re­lève quant à lui, l’insuffisance d’effectifs des policiers à sa dis­position. “ Nous sommes con­frontés aux batailles rangées entre les délinquants, dont les “  Kuluna ”. Avec un nombre insuffisant d’agents de l’or­dre, il ne nous est pas possi­ble de s’acquitter comme il se doit de notre tâche ”, soutient­-il.

(GM/Milor/GM/Yes)

Le Potentiel

Last edited: 12/09/2008 16:15:28

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