Le parti du Premier ministre passe des moments de turbulences qui risquent de l’ébranler non seulement à la suite du traitement insatisfaisant du dossier Mayobo, mais surtout pour la grogne des membres autour du flou constaté dans la gestion des fonds de leurs cotisations.

Le Palu est l’un de rares partis politiques en RDC dont les militants versent volontairement des cotisations. Dans le parti cher à Antoine Gizenga, les cartes des membres ne se distribuent pas comme ailleurs, mais elles s’achètent. Même si aujourd’hui le Palu est au pouvoir, ses militants ne se sont pas départis de leurs obligations. Concernant précisément les cotisations, les recettes ont sensiblement augmenté avec la présence de plusieurs membres dans les institutions de la République. Du Premier ministre lui-même à l’huissier dans un cabinet ministériel en passant par les députés, sénateurs, ministres, vice-ministres conseillers les cotisations sont versées à chaque paie sans atermoiement.
Si l’on compte le nombre des contribuables, on peut imaginer la hauteur de la cagnotte...
Mais selon les sources dignes de foi recueillies ci et là dans les milieux de ce parti, la gestion de ces fonds poserait problème.
La transparence ne serait pas de mise. La comptabilité ne répondrait pas aux mêmes requises ou serait totalement absente.
Ce genre de gestion obscurantiste est contraire à la discipline du Palu. C’est pourquoi, des voix commencent à s’élever à gauche et à droite pour dénoncer cette pratique qui, dit-on, n’honore pas le parti. Selon certains militants, si quelqu’un ne sait pas bien gérer sa propre maison, il lui est impossible de tenir les caisses de l’Etat.
Leur vœu est de voir ceux qui gèrent les fonds du Palu se comporter à l’image des cadres de ce parti placé dans des postes de responsabilités de l’Etat notamment le Premier ministre, et les ministres et vice-ministres.
Pour faire la lumière sur la gestion de leurs cotisations, les militants du Palu recommandent l’envoi d’un audit au secrétariat permanent.
Au cas où les présomptions de détournement qui pèsent sur certains responsables s’avéraient fondées, il faudrait que des sanctions exemplaires soient prises à leur endroit, réclament certains d’entre eux déçus par le comportement de ceux à qui le Patriarche a fait confiance. Ils vont loin jusqu’à alléguer que les tentatives de déstabilisation du parti constatées ces derniers temps, constituent des manœuvres dilatoires pour cacher cette gestion chaotique des cotisations des membres.
Seul l’audit peut permettre de fixer l’opinion sur cette affaire qui commence à faire grands bruits jusqu’au point de faire oublier ce que certains ont appelé de cabale contre Godefroid Mayobo.
(DN/Milor/GW/Yes)Rombaut Ot/L’Observateur
Last edited: 13/09/2008 14:06:54