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Bonjour | 01/12/2008 23:13 | English Make DC Home page | RSS feed

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A Kinshasa, divers marchés sont nés et plusieurs jeunes sont devenus des commerçants. Mais ces marchés devenant saturés par le surnombre des vendeurs, certains se sont vus obligés d’exercer leur commerce le long des artères de la ville. C’est ainsi qu’au marché Gambela, dans la commune de Kasa-Vubu, plusieurs commer­çants se sont mis à vendre le long de l’avenue de l’Ethiopie. Il y a quel­que temps, le gouvernement pro­vincial de Kinshasa avait pris un certain nombre de mesure inter­disant la vente le long de l’avenue Ethiopie, intimant ainsi l’ordre à tous les vendeurs de regagner l’in­térieur du marché. Cependant, cette mesure n’a pas résolu le problème des ven­deurs de l’avenue Ethiopie. Ces derniers deviennent de plus en plus nombreux sur cette artère que l’autorité publique veut dégager.

Des aliments vendus à même le sol

Mais ce qui est regrettable dans cette histoire, c’est que ces vendeurs n’ont pas d’étales. Ils vendent leurs marchandises à même le sol. Pis, ces marchandises sont pour la plupart des denrées alimentaires notamment les légu­mes de toutes sortes, du Poisson, des croupions, des poulets, des ingrédients, des habits, etc.

Dans un marché où le salongo, entendez par là le ba­layage du marché, ne se fait que le samedi de 7h à 10h, il y a lieu de s’interroger sur la qualité des marchandises vendues dans ce marché à même le sol. Cette saleté que nous côtoyons cha­que jour et qui arrive sur nos ta­bles, n’a-t-elle pas de répercus­sions sur la santé des milliers de personnes.

Poussière, boue, sachets uses, eaux usées, etc, sont le lot quotidien de ces marchandises vendues à même le sol. Leurs clients sont légions et ne sont aucunement dérangés par cette saleté. “ Je sais que même si j’achète le pondu vendu à même le sol, j’ai de l’eau à la maison, j’irai bien le nettoyer et c’est bon ”, a laissé entendre une jeune dame venue faire son marché à Gambela.

Cependant, avec l’arri­vée des machines broyeuses de pondu plusieurs femmes préfèrent acheter ces légumes et les faire broyer à la machine sur la place du marché au lieu de retourner les piler à la maison. Pourtant il suffit de se rendre sur place pour se rendre compte des conditions dans lesquelles ces pondus sont lavés et broyés. Ce sont des grands bassins remplis d’eaux déjà usés qui servent à layer en lieu et place des robinets. Les ménagères sont bien placées pour savoir quelle quantité d’eau suffit pour bien layer ces légumes. Et seuls les spécialistes peuvent ren­seigner sur la qualité des ces den­rées qu’on lave à peine avec de l’eau parfois insalubre.

De plus, ces vendeurs, toujours traqués par les policiers, sont obligés de s’en­fouir avec leurs marchandises en main à chaque descente de ces derniers sur le marché pour arrê­ter les vendeurs  “ pirates ”.

Pas prêts à partir

Mais la présence de ces policiers ne les arrête pas du tout. Ils ont trouvé une astuce peur échapper aux policiers qui, à leur passage, emportent la quasi-tota­lité des marchandises de nom­breux vendeurs sinon les foulent aux pieds. A la vue des policiers, le cri d’alarme est; “ yebelela ” ou “ yebela vision ”. Lorsque ceux qu vendent à même le sol entendent ce cri, chaque vendeur s’enfouit avec ses marchandises sur la tête. Ces agissements se répètent à longueur de journée, toute la semaine voire durant tout le mois. Aucune garantie ne peut donc être assurée pour ce genre de mar­chandises.

Un vendeur de ce marché a expliqué la raison de ces pratiques.  “ On nous a demandé de regagner l’intérieur du marché ou nous pou­vons trouver des tables. Mais, nous ne pouvons pas tous y aller, car il n’y a plus de place! Entre­temps nous devons vendre pour survivre.

Un défi pour tous

Ces vendeurs qui sont tou­jours présents au marché avec leurs marchandises à même le sol, ne sont pas prêts à partir de ce lieu.  “ Parmi nous il y a des veuves et même ceux qui ont obtenu un diplôme de graduat ou de li­cence, mais sont ici faute de mieux ”, a déclaré une vendeuse ambulante. Chaque conscience se trouve donc interpellée par cette situation. Les vendeurs de divers marchés de la capitale sont appelés à rompre avec cette pra­tique qui ternit l’image de la Société congolaise.

L’hôtel de ville de Kinshasa, qui veut que cette ville revête de sa plus belle robe d’antan, devrait se pencher sur la question. Le gouvernement provin­cial, qui a pris une série de mesu­res, est appelé à y remédier. On se rappellera que plusieurs mesu­res prises par les autorités, il y a quelque temps, ne sont toujours pas respectées par les Kinois. Le défi est donc à relever, non pas seulement par les autorités con­golaises, mais aussi par la société congolaise toute entière.

(GM/Milor/Yes)

Clara Luntala/Uhuru

Last edited: 11/09/2008 10:13:48

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