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Bonjour | 01/12/2008 20:05 | English Make DC Home page | RSS feed

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Dans sa lettre datée du 03 septembre 2008 et adressée au ministre de l’économie et commerce extérieur, Antoine Gizenga demande, entre autres, à Congo Futur de s’adresser à la justice si elle se sent lésée ou contrariée dans son activité. Le Premier Ministre et Chef du gouvernement, Antoine Gizenga funji s’est enfin prononcé sur l’affaire qui oppose la société Congo Futur à l’office congolais de contrôle (OCC) au sujet du riz saisi au port de Boma. En effet, dans sa lettre datée du 03 septembre 2008 et adressée au ministre de l’économie et commerce extérieur, Antoine Gizenga demande, entre autres, à Congo Futur de s’adresser à la justice si elle se sent lésée ou contrariée dans son activité. «Ceci doit se faire à ses frais avec la constitution d’une commission comprenant les experts du cabinet du Président de la République et de la primature», a-t-il poursuivi.

Les avocats de Congo futur, Me Blanchard Adombe et Serge L., à la suite du Premier ministre, ont fait une déclaration à la presse, estimant que le chef du gouvernement vient de privilégier la voie de la sagesse en donnant une ouverture à Congo Futur qui doit défendre ses droits bafoués. En fait de droit, il s’agira, ont souligné les avocats, pour le premier groupe commercial de la RDC, de réhabiliter son image ternie à la suite des accusations non fondées portées contre elle sur une prétendue mise en vente du riz impropre à la consommation humaine. La déclaration a été faite le lundi 08 septembre 2008.

Les avocats de Congo Futur ont soutenu également que les procédures à engager contre l’OCC, Office congolais de contrôle, pour faits non probants et contre l’honorable, civilement coupable de détournement d’un objet saisi, connaîtront, quel qu’en soit le prix, leur dénouement. Les avocats de Congo futur se sont, en outre, réjouis du fait que dans sa démarche, le Premier Ministre a voulu privilégier la voie qui requiert une expertise technique, évitant toute politisation inutile et sans lendemain.

L’affaire du riz chinois importé par la société Congo Futur remonte au mois de mai dernier quand le directeur provincial de l’OCC pour le Bas-Congo annonce, sur les ondes de la radio et télévision et sur base d ‘une simple analyse sensorielle, sans en informer au préalable le principal concerné qui est Congo Futur que le riz dont question est impropre à la consommation.

Politisation

Surprise par cette information pour le moins insolite, Congo futur fait son recours à l’OCC qui, contre toute attente, ne bronche pas et l’oriente vers l’autorité du ministère de l’économie et commerce extérieur. Celui-ci, fort des résultats d’analyse effectuée sur le produit tant à son embarquement que sur place au Congo par des services plus avisés tel que le Bivac, pourtant partenaire de l’OCC, demande à l’OCC de lever la saisie du produit pour sa commercialisation.
Sans argument et dans son entêtement, l’OCC, certainement soutenu par des forces obscures mais combien hostiles à Congo Futur, quitte le terrain technique pour glisser facilement vers celui politique et se trouve une oreille attentive, mais combien intéressée de l’honorable Jean-Claude Mvuemba. Et pour appuyer la démarche du député, visiblement monté, et on ne sait trop pourquoi, contre Congo Futur et peut-être mieux encore contre le ministre de l’économie et commerce extérieur, le président du conseil d’administration de l’OCC, Nestor Diambwana, exprime ses craintes de voir le groupe Bundu dia kongo sauter sur l’occasion qu’offrait l’affaire du riz chinois pour accabler le gouvernement.

Ceci justifie-t-il l’entrée en scène du député de kasangulu dans cette affaire ? Il est connu de l’opinion que Jean-Claude Mvuemba se fait passer, pour de raison de clientélisme politique, comme étant le porte-parole du chef spirituel de BDk, l’honorable ne Muanda nsemi. Autant que le Pca de l’OCC tout comme le député, sont originaires du Bas-Congo. Mais avec le recul, les sources bien informées révèlent que Jean-Claude Mvuemba roulerait pour un concurrent de Congo Futur que l’évolution de l’affaire finira par mettre à nu.

Abidjan, Cotonou, Free Town…

Dans les milieux des opérateurs économiques, on stigmatise la mauvaise foi, mieux le chantage auquel recourt l’OCC pour faire obliger la société Congo Futur. Ces pratiques, dit-on, sont monnaie courante dans nombre des services publics de l’Etat. «Mais dans le cas d’espèce du riz chinois importé par Congo Futur, l’OCC est allé trop loin et a frôlé le ridicule», soutient-on.

Surprenant que cela puisse paraître, il est rapporté, des sources crédibles, qu’avant d’accoster au port maritime de Boma, le M/v Slovenija a transporté, outre la cargaison destinée à la RDC, d’autres quantités de riz et qui ont été déchargées à Abidjan en côte-d’Ivoire, à Cotonou au Bénin et à free Town au Sierra leone où ce riz est commercialisé et même consommé. Question : les peuples ivoirien, beninois et sierra léonais ont-ils des estomacs en fer et qui seraient différents de ceux du peuple congolais particulièrement des autochtones du Bas-Congo que prétend défendre le député chahuteur ? Le dossier reste ouvert.

(C.L/PKF)

La Prospérité


Last edited: 09/09/2008 16:27:37

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