Un Casque bleu français jugé pour crime de viol en République démocratique du Congo
Kinshasa, 09/09/2008 / Politique
De nationalité française, M. Bourguet est mis en examen devant les juridictions françaises depuis le mois de novembre 2004.
Un ancien Casque bleu français de la Mission des Nations unies au Congo (Monuc), Didier Bourguet, sera jugé aujourd’hui en France, par la Cour d’assises de Paris. Et pour cause. Il est accusé de violences sexuelles sur les mineurs alors qu’il était fonctionnaire au sein de la Mission de maintien de la paix des Nations unies en République démocratique du Congo, indique la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH).
La FIDH et ses organisations membres et partenaires en France, la LDH, et en République démocratique du Congo, l’ASADHO, le Groupe Lotus, la Ligue des électeurs, le CODHO et la JFDED, se réjouissent de l’ouverture du procès devant la Cour d’assises de Paris. Le président de la FIDH, Souhayr Beihassen, espère que ce procès permettra de mettre en lumière la banalisation des violences sexuelles commises en RDC et la souffrance des victimes qui souhaitent voir leurs droits à la justice et à la réparation respectés.
Selon lui, ce procès symbolise également l’importance de briser l’impunité des responsables de violences sexuelles en RDC et de réprimer les agissements criminels de certains membres des forces de maintien de la paix, censées protéger la population civile.
De nationalité française, M. Bourguet est mis en examen devant les juridictions françaises depuis novembre 2004, “ est poursuivi pour viol et corruption de mineurs, notamment de moins de 15 ans, et détention d’images de mineurs à caractère pornographique ”. A en croire la FJDH, la victime directe âgée de 12 ans au moment des faits s’est constituée partie civile dans ce dossier et participera au procès qui va se dérouler cet avant midi en France. Son père qui est à l’origine de la dénonciation des faits à la Monuc et aux autorités congolaises, interviendra en tant que témoin, renseigne la même source.
A la suite de ces dénonciations, la jeune fille et son père avaient dû fuir la République démocratique du Congo, indique le Rapport de la FIDH sur les violations des droits de l’homme en RDC et les crimes sexuels. C’était à l’occasion du plaidoyer mené au mois de mars dernier en Europe par de partenaires congolais et ceux de la FIDH sur le thème “ Briser l’impunité ”.
(SL/Th/Yes)
Sylvain Kapuya/Le Potentiel
Last edited: 09/09/2008 15:43:19