L’heure est grave. Le moment est venu pour que toutes les institutions nationales s’expliquent devant la Nation. Plus particulièrement le Président de la République en sa qualité de garant de la Nation.

L’inquiétude grandit chaque jour. Les nouvelles ne sont pas du tout rassurantes dans l’Est, particulièrement au Kivu où les combats ont repris de plus belle. L’intégrité territoriale est actuellement menacée et l’on enregistre des nouvelles inquiétantes et révoltantes: La partition du pays serait en train de se mettre en place avec le concours des forces occultes. Et toujours cette question lancinante. Pourquoi cette guerre perdure? Les FARDC sont-elles réellement incapables d’assurer L’intégrité territoriale et neutraliser toutes les forces négatives ? Si les FARDC n’arrivent pas à assurer leur mission de protéger les personnes et leurs biens, en même temps de sauvegarder l’intégrité territoriale, qui d’autre le ferait ? A quoi ont servi alors toutes ces réformes, ces sommes importantes débloquées pour une logistique adéquate?
L’heure est grave. Le moment est venu pour que toutes les institutions nationales s’expliquent devant la Nation. Plus particulièrement le président de la République en sa qualité de garant de la Nation, le gouvernement; le chef d’Etat major général des FARDC, les responsables des renseignements militaires et civils, la Monuc. La sécurité de personnes, de leurs biens, l’intégrité territoriale d’un Etat, d’une Nation ne se marchandent pas.
Sécurité au plan militaire, mais aussi sécurité sociale. Sur ce dernier front, la situation est également chaotique. Pas de rentrée scolaire, grève dans le secteur de la Santé, grogne dans les entreprises privées. Pas une lueur de solution à l’horizon. La première session du cadre permanent pour le Dialogue social n’était qu’un feu de paille. D’ailleurs, le contraire aurait surpris. Cette structure n’est nullement une “ boîte à solutions miracles ” pour autant qu’elle n’en a ni le pouvoir ni les moyens, son rôle étant purement consultatif.
Mais comment expliquer que le gouvernement ne soit pas capable de se prononcer clairement ? Pas de réunion de “ cabinet de crise ” pour rassurer les populations. En lieu et place, l’on se contente des actes déplacés qui ne soulignent que l’irresponsabilité du gouvernement devant des situations aussi gravissimes et aux conséquences imprévisibles. Pourquoi s’adonner à des actions hvper-médiatiques avec la distribution des cahiers dans des écoles ciblées alors que le secteur de l’enseignement primaire et secondaire est en grève?
Non ! il est de ces manifestations que l’on ne peut jamais se le permettre devant des cas interpellateurs qu’est la grève des médecins et des enseignants. En pareilles circonstances, il revient au gouvernement de privilégier le dialogue constructif pour aboutir rapidement, comme on l’a fait avec les politiques, à une solution durable que de mépriser les agents principaux: enseignants et parents, par des actions individuelles sans impact positif sur la paix sociale et la qualité de l’enseignement. Cette approche indigeste de saupoudrage, force est de le souligner, dégage manifestement l’incapacité ou l’insouciance du gouvernement à trouver des solutions rapides, mais satisfaisantes dans tous les domaines de la vie sociale.
Insécurité le long des frontières. Insécurité sociale. Insécurité alimentaire. C’est le moment où jamais d’assurer la sécurité intégrale au sens large du terme, au peuple congolais. C’est le moment de justifier tout ce “ bonus ” des finances publiques dans l’exécution du budget de l’Etat que l’on a brandis pour s’attaquer à ces problèmes d’une extrême importance. Il y va désormais de la stabilité du pays et de ses institutions nationales.
(SL/Th/Yes)Le Potentiel
Last edited: 09/09/2008 15:40:39