Il reste à savoir si les milieux maffieux qui avaient contraint l’Adg à la démission vont baisser les bras. Il paraît que l’Adg Patrick Claes aurait même reçu des menaces de mort.
Pour des raisons personnelles, Patrick CLAES avait démissionné le jeudi dernier de son poste d’Adg de la Société Nationale des Chemins de Fer. Le lendemain, le Conseil d’administration avait pris acte de cette décision tout en lui demandant de conserver son poste d’expert au sein de la firme chargée de la relance des activités de cette société de transport dont l’apport est inévitable pour les échanges commerciaux et les mouvements des populations à travers le pays et plus particulièrement dans les provinces enclavées de deux Kasaï et du Maniema.
On rappelle que le lendemain du dépôt de sa démission, les agents de la SNCC, et cela, à travers toutes les trois provinces où opère la SNCC, avaient déclenché un mouvement de grève illimitée et certains avaient même menacé d’occuper les installations techniques de cette entreprise” A Kalemie par exemple, les travailleurs avaient organisé le vendredi dernier une marche pacifique de protestation qui avait regroupé près de 700 agents à partir de la direction de la Région Est jusqu’au bureau du Commissaire de District de Tanganyika.
Informé de cet état des choses et après avoir écouté toutes les tendances, le gouvernement a rejeté cette démission. On espère que le retour de cet homme jugé providentiel va ramener les travailleurs à mettre terme à la grève qui avait paralysé les activités de cette entreprise de transport aux conséquences néfastes pour les autres secteurs économiques surtout en ce temps du lancement des cinq chantiers du gouvernement.
Il reste à savoir si les milieux maffieux qui avaient contraint l’Adg à la démission vont baisser les bras. Selon certaines sources, Patrick CLAES avait même reçu des menaces de mort s’il ne jetait pas l’éponge. Il lui était reproché d’avoir fermé les trous à travers lesquels certains maffieux passaient pour opérer au détriment de la santé de cette entreprise et depuis sa prise des fonctions, le sujet belge avait réussi à récupérer une grande partie des créances de la SNCC, ce qui lui a permis de payer les arriérés des salaires, de financer l’achat des matériels de travail et de relancer les activités. C’est ce qui explique la colère des travailleurs qui avaient longtemps souffert et qui ne tenaient plus à revivre cela.
(SL/Th/Yes)FM/Le Phare
Last edited: 09/09/2008 15:21:50