Lorsqu’on veut être donneur de leçons, on doit s’assurer que l’on est soi-même irréprochable. Peut-on défendre les droits des citoyens sans être en règle avec le droit. C’est le cas de certaines Ong de défense des droits de l’homme.

Les cinq chantiers de la république sont moins un slogan qu’un programme qui repose sur certains préalables, il est vrai que l’on parle de l’éducation, de l’énergie (eau et électricité) de la santé, des infrastructures et de l’emploi, mais tous ces chantiers reposent sur des préalables importants. D’aucuns résument ces préalables sous le vocable de changement des mentalités. Mais tout de suite on ajoute qu’il faut mettre fin à l’impunité.
En termes clairs, tout le monde veut qu’il y ait une justice capable de sécuriser tout le monde. Le chef de l’Etat n’avait pas donc oublié le secteur de la justice parmi les priorités de son mandat. Car, il avait clairement exigé que tous les Congolais aient droit à une justice juste et équitable.
La partie justice a même été la plus applaudie de son discours d’investiture. C’est le cas, lorsqu’il avait déclaré que les portes des prisons sont ouvertes. Ces portes ont toujours été ouvertes, mais parfois contre les victimes de faux jugements. Joseph Kabila est revenu à la charge dans son discours devant les deux chambres du Parlement réunies. Il a peint un tableau très sombre du secteur juridique.
Passant de la parole à l’acte, Joseph Kabila a pris des décisions importantes dans ce secteur en procédant à une mise en place qui a fait couler beaucoup d’encre et de salive dans un secteur où les gens étaient habitués à l’absence de la sanction, même positive, à l’exemple de la retraite qui est une occasion de se reposer après de loyaux services rendus à l’Etat. En un moment, dans certains milieux, on avait fini par comprendre que les magistrats étaient au-dessus de la loi.
C’est dans le même cadre que le ministre de la Justice qui a bien compris l’orientation donnée par le chef de l’Etat, s’est engagé dans l’assainissement réel de ce secteur. C’est le sens à donner aux différentes missions de contrôle effectuées dans les parquets et autres juridictions. Deux visites seulement dans la capitale ont suffi pour convaincre et mettre tout le monde d’accord. Au moment où toute l’opinion nationale soutient les décisions courageuses du gouvernement à travers le ministre de la Justice, on constate que ceux qui devraient accompagner, voire encourager le ministre dans cette tâche, jasent à tel point que l’on ne sait plus s’il fau croire à tous ceux qui ont pour mission de défendre le droit des hommes. C’est le cas particulièrement des Ong dits de défense des Droits de l’Homme.
En plus des Ong des droits de l’homme, on a noté l’agitation des syndicats qui, au lieu de militer pour les meilleures conditions de travail des syndiqués, s’investissent dans la défense des fautifs pour leur éviter la sanction.
En ce qui concerne les Ong de défense des droits de l’homme, la raison est toute simple, beaucoup fonctionnent irrégulièrement. Elles craignent que la purge les atteigne. Qui pouvait croire que l’Ashado et la Voix des Sans voix (Vsv) fonctionneraient de façon irrégulière. Dans le cadre du changement des mentalités, personne ne peut échapper à la loi. L’Ashado et la Vsv devraient montrer l’exemple. Mais, tel n’est pas le cas.
(SL/Th/Yes)JDG/L’Avenir
Last edited: 09/09/2008 14:51:05