La Mettelsat qui se trouve être prête à organiser convenablement les vols des avions au Congo invite les sociétés aériennes du pays à honorer le paiement de cette importante taxe susceptible de lui permettre de bien fonctionner.

Le Comité de gestion actuel de l‘Agence nationale de météorologie et télédétection par satellite « Mettelsat », en fonction depuis sept mois, tient à relever les défis majeurs qui bloquent le bon fonctionnement de cette importante entreprise du portefeuille de l’Etat congolais. Parmi ces contraintes ou défis, figure en bonne place le non payement des taxes, notamment les créances dues à la Mettelsat par les compagnies aériennes exerçant en République démocratique du Congo. « Nous demandons aux compagnies d’aviation qui fonctionnent sur le territoire de la Rd Congo de payer les taxes qu’elles nous doivent. Nous ne pouvons plus continuer à ignorer cette disposition légale ayant pour finalité la mise à la disposition de notre entreprise des moyens financiers devant lui permettre d’exercer ses fonctions comme il se doit… », a déclaré l’Administrateur délégué général de la Mettelsat, Albert Oyasase.
Qui, des Congolais, n’a pas entendu parler d’une catastrophe aérienne, d’un crash d’avion, ne fût-ce qu’une fois ?
Crash d’avion ! Ce mot est, depuis belle lurette, devenu tellement familier aux Congolais qu’il frousse certains d’entre-eux quant à la prise d’un vol d’avion.
La Mettelsat, qui devrait -ou doit en principe -bien aider les compagnies d’aviation d’organiser les vols de leurs engins volants, tout comme elle doit permettre à beaucoup d’organisations à programmer des actions à entreprendre, est « bloquée » du fait que bien des sociétés aériennes ne payent nullement les redevances lui dus.
Peut-être qu’elles ne le savaient pas, mais – désormais – cette procédure normale découlant de la bonne marche de l’Etat congolais doit les interpeller.
Etant donné que la Mettelsat est la seule entreprise congolaise qui donne des informations viables et fiables sur les conditions atmosphériques ou météo.
En fait, c’est pour la stabilité même desdites sociétés et la sécurité des biens et des personnes que Ia Mettelsat réclame ses droits les plus légitimes. Et, l’argent qui rentre dans cette société est destiné à renouveler ou créer d’autres stations en province, à assurer la maintenance des infrastructures ou encore à motiver le personnel.
Bref, à faire en sorte que la Mettelsat soit au service de l’Etat congolais et, pourquoi pas, des hommes.
Les crashes d’avion, qui ont déjà fait des centaines de morts, pourraient diminuer d’intensité Si la Mettelsat est capable de « faire de la bonne météo », sinon...
L’exemple du dernier crash d’un Beeechcraff de 19 places affrété par l’Ong américaine Air Serv International survenu à une quinzaine de kilomètres de la ville de Bukavu, dans la province du Sud-Kivu, est un exemple frappant.
Si l’on sait que l’accident s’est produit à cause des mauvaises conditions météorologiques dans lesquelles le vol s’est effectué.
Bien des compagnies aériennes ont compris la démarche de la Mettelsat de percevoir les taxes météorologiques, tandis que beaucoup d’autres gardent encore un mutisme complet à cet effet.
Ces dernières s’exposent à la pénalisation, du fait que le « recouvrement » de la Mettelsat est légal et couvert par un arrêté ministériel engageant l’autorité de l’Etat en la matière.
Trois mois sont accordés aux concernés par cet arrêté du Ministre des Transports et voies de communication, au cours desquels ils devraient honorer leurs « dettes » en faveur de la Mettelsat.
Enfin, cette dernière entreprise – qui est en plein dans sa phase de redressement – s’active dans un secteur important de la vie nationale. Il faudrait, ainsi, lui donner tous les moyens de sa politique.
Uhuru/MMC
Last edited: 06/09/2008 11:14:09