Digitalcongo.net 3.0

Home
Bonjour | 04/07/2009 22:28 | English Make DC Home page | RSS feed

Actualite RDC

International

Services

NEWSLETTER 'Basango'
CONNEXION Nom d'utilisateur Mot de passe Rappellez-moi | Vous avez oublié votre mot de passe? | Déjŕ inscrit?
Des recommandations claires et nettes sur les mesures à prendre sans plus tergiverser par le gouvernement pour satisfaire les revendications salariales et autres doléances des populations viennent de sanctionner les premières concertations de la structure CPDS qu’entend piloter le Premier ministre Gizenga. La clôture jeudi au Salon Congo du Grand Hôtel Kinshasa de la session extraordinaire de l’Assemblée générale de la nouvelle structure récemment créée CPDS (Cadre Permanent du Dialogue Social) a été marquée par une tonitruante proclamation de recommandations enjoignant le gouvernement à résoudre sans détours les revendications des populations laborieuses de la RDC.

L’exécutif national placé dans la position de premier employeur du pays a été contraint à prendre ses responsabilités pour clarifier une fois pour toutes les orientations de sa politique salariale, de même qu’une série de criantes injustices sociales à rectifier pour crédibiliser ses options d’assainissement du monde du travail et du secteur de l’emploi. Le point focal de la cérémonie de cette clôture officielle de la première session du CPDS aura été, en effet, la lecture très attentivement suivie du rapport final des assises, particulièrement les recommandations que contenait ce document lu par le porte-parole Marc Atibu Saleh Mwekee.

Plus de négligence à tolérer !

Quinze séries de décisions articulent ces recommandations dont les points saillants sont : l’uniformisation du barème salarial pour en arriver à un barème unique dans la Fonction publique avec réduction de la tension salariale (10 à 1), la concrétisation rapide des dispositions d’application de l’arrêté fixant le nouveau Smig récemment promulgué en RDC, la reconsidération des dossiers de multiples travailleurs mis en chômage dans plusieurs entreprises telles la Gécamines ainsi que la Snel et même dans l’administration publique, le payement dorénavant des avantages sociaux tels le treizième mois, les pécules des vacances, des honorables frais funéraires dus aux agents et fonctionnaires de l’Etat, etc.

Tous les discours prononcés à la cérémonie soulignaient le tournant que représente l’événement annonciateur de la prise en main par l’Etat de l’essentiel des problèmes sociaux qu’il semblait négliger jusqu’ici, ce à propos duquel quelques intervenants ont observé une attitude prudente en attendant de voir comment le gouvernement bien impliqué cette fois comme partenaire à part entière de la tripartite gouvernement-patronat-syndicat dans le processus d’assainissement engagé, allait matérialiser les réformes annoncées.

Le ministre d’Etat à la présidence de la République Nkulu Kilombo, représentant le Premier ministre Antoine Gizenga empêché au nom duquel il a présidé la cérémonie, a annoncé solennellement la détermination de l’exécutif à mettre en pratique les résolutions lui recommandées. Quant aux problèmes visés, a-t-il indiqué, ils ont constitué la matière débattue « par les partenaires sociaux du monde du travail pendant une dizaine de jours dans un contexte réformateur, celui du Cadre permanent du dialogue social où se côtoient le secteur régi par le Code du travail et celui public régi par le statut des fonctionnaires et agents des services publics de l’Etat ».

A la tribune de la cérémonie avaient pris place devant l’assistance la ministre de l’Emploi, Travail et Prévoyance sociale, Mme Marie-Ange Lukiana avec à ses côtés son homologue de la Fonction publique Ikenge Simon, tous ces deux membres du gouvernement entourés de M. Dunia Symphorien, président de l’Intersyndicale du secteur privé, de son collègue de l’Intersyndicale de l’administration publique, M. Kibiswa, de l’administrateur secrétaire exécutif de l’Association nationale des entreprises publiques (Anep), du ministre provincial du Plan et de la Reconstruction, et du Représentant du BIT en RDC, M. Toudjina N. Andemel.

Réserves prudentes des bancs patronat et syndicats

La série de discours de circonstances avait été ouvert au nom du gouverneur de la ville de Kinshasa André Kimbuta, par le ministre provincial du Plan et des Infrastructures qui a salué le premier aboutissement du dialogue social avec ses prometteuses chances d’apaisement du climat social dans le pays. Les deux représentants du banc des travailleurs ont salué les acquis de la session extraordinaire du CPDS tout en observant une attitude de prudente réserve. M. Kibiswa reconnaitra l’attitude très positive du partenaire gouvernement tout au long des travaux, ce pour lequel il exprimera la satisfaction de son Intersyndicale de la Fonction publique, non sans émettre une pertinente considération.

Tout en assurant le partenaire gouvernement de bonnes dispositions de collaboration, M. Kibiswa signalera que, comme un boa qui dort avec l’œil ouvert, sa structure annonce attendre voir l’application par le banc gouvernement des recommandations lui enjointes par le CPDS, avant de jubiler entièrement, et cela du fait des cas antécédents, notamment de celui de l’Accord de Mbudi qui fut conclu dans le même contexte d’espoir mais qui ne connut pas de lendemain.

La même réserve a été observée dans l’intervention du président de l’Intersyndicale du secteur privé. M. Dunia saluera également les recommandations du CPDS, mais indiquera en même temps qu’une étape importante restait à franchir, celui de l’exécution par la partie gouvernementale des dispositions préconisées. « C’est vers cette concrétisation que tous les regards sont désormais focalisés », déclarera-t-il en soulignant que cette exécution était « obligatoire, voire contraignante, parce que la crédibilité du CPDS est à ce prix ».

Pour éviter de retomber dans les cas déplorés des erreurs du passé, M. Dunia s’est permis de conseiller que l’on veille notamment à ce que le personnel du CPDS soit traité dignement pour le mettre à l’abri des pressions les poussant à négliger le suivi rigoureux de l’exécution des salutaires recommandations préconisées. Le n° 1 de l’Intersyndicale du secteur privé a tout de même félicité toutes les parties prenantes à la nouvelle structure sur laquelle sont maintenant placés les espoirs de la classe ouvrière congolaise, à commencer par le ministre d’Etat Nkulu, ensuite les ministres Lukiana et Ikenge pour l’acharnement positif avec lequel ils se sont donnés pour parvenir aux résultats salués.

Le représentant de la partie employeur, en l’occurrence le délégué de l’Anep, le Prof. Richard Ngub’Usim Mpey-Nka, a avoué avoir vécu « un moment particulier de l’histoire de la tripartite du dialogue social, tout en remerciant en premier lieu le Président de la République dont le spectre bienveillant planait sur les assises, ensuite le Premier ministre « pour avoir tout mis en œuvre pour la matérialisation du CPDS dont la création, rappellera-t-il, est une des principales recommandations du 1er Forum national sur l’Emploi, en ouvrant l’ère d’un dialogue social nouveau style.

Le BIT avertit de veiller sur la justice sociale !

Comme les précédents orateurs, le représentant du patronat n’a pas manqué de note critique dans son intervention. Il indiquera, en effet, que beaucoup craignent toutefois que le CPDS soit un organe de plus et de trop qui ne soit pas efficace dans la matérialisation des objectifs lui assignés. Gare donc, a-t-il averti, à la déception. Le gouvernement qui se présente à la fois en facilitateur et en partie prenante a tout intérêt à veiller au préalable nécessaire pour la réalisation des objectifs, en assurant la stabilisation du cadre macroéconomique qui garantisse la propulsion des moyens des actions préconisées.

Le délégué du BIT, M. Andamel a planché quelque peu dans le même sens que le représentant du patronat quand il affirmera d’emblée que le CPDS qui va bénéficier de l’appui continue de son organisme se présente comme « le jauge de la bonne gouvernance » pour la RDC. Après avoir traité tous les dossiers programmés aux assises sans faux-fuyants, M. Andemel a prodigué comme conseils de bon suivi des assises la sagesse, la dextérité, la maîtrise et la fermeté dans l’exécution des recommandations. Il a terminé par présenter à toutes les parties prenantes au CPDS les félicitations et les encouragements aussi bien du Directeur général du BIT, de son Représentant pour la région Afrique, et les siens propres, tout en soulignant que pour le processus engagé il ne doit jamais être oublié l’importance de la justice sociale sur laquelle veiller toujours, parce qu’elle est le gage de la paix universelle et donc nationale aussi !

La cérémonie qui était agrémentée par des productions d’un groupe folklorique Pende et d’une saynète du groupe théâtrale Ecurie Maloba a eu sa note agréable de couronnement des participants gratifiés de diplôme de la session extraordinaire du CPDS dont le méritoire parchemin était remis symboliquement à quel ques représentants des groupes, notamment le ministre d’Etat Nkulu et la ministre Lukiana pour la partie gouvernement, les leaders syndicaux Dunia et Kibiswa, le représentant du patronat Prof. Richard NgubUsim Mpey-Nka, et l’homme du BIT, M. Toudjina N. Andemel. Pour tout clôturer en beauté l’assistance a eu droit à un rafraîchissement offert autour de la piscine du Grand Hôtel.

(DN/PKF)

Daniel Nzuzi/MMC


Last edited: 06/09/2008 11:06:24

Avenue Kabasele Tshiamala No 21 (Ex. Avenue Flambeau No 4)
Kinshasa/Gombe, RD Congo
E-mail: lettres@digitalcongo.net, relapub@digitalcongo.net
Tel.: +2438941010; Fax.:+1 801 665 1067