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Bonjour | 01/12/2008 22:01 | English Make DC Home page | RSS feed

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De l’avis des observateurs, la balle se trouve maintenant dans le camp du ministre de l’Economie et Commerce extérieur, qui s’en tient toujours à l’option d’une nouvelle contre-expertise. Des sources proches des milieux parlemen­taires ont appris au Phare que le Premier minis­tre Gizenga vient de réagir à la lettre du président de l’Assemblée Nationale lui adressée en date du 21 juin 2008, et dans laquelle ce dernier lui transmettait les recommandations de la plénière du 09 juin relative à l’affaire de 12.000 tonnes de riz avarié importées de Chine par la firme “Congo Futur”.

Dans sa réponse, indique-t-on, le Chef du gouvernement dit souscrire totalement aux conclusions de la représentation natio­nale que nous rappelons en trois points.
  1. Faire respecter la déci­sion de l’Office Congolais de Contrôle (OCC) interdisant le déchargement du riz avarié importé par la société Congo Futur, dans les ports de Boma et de Matadi;
  2. Mettre en place un dispo­sitif de contrôle pour démas­quer tous ceux qui se livrent au trafic d’influence auprès de l’OCC sur ce dossier maffieux et sulfureux;
  3. Procéder à l’incinéra­tion de cette cargaison en présence des délégués de l’Assemblée Nationale qui seront désignés à cet effet.
Par ailleurs, en date du 16 août dernier, le minis­tre Futa, a adressé une lettre au chef du gouvernement pour lui indiquer le refus des animateurs de l’OCC d’exé­cuter l’ordre ministériel de li­bérer le riz stocké à Boma.

Cependant, dans sa réponse du 3 septembre, An­toine Gizenga a confirmé la réception de ladite lettre de son collaborateur en charge de l’Economie et aussi pré­cédemment celle de du pré­sident de l’Assemblée natio­nale. En substance, le chef du gouvernement souligne le danger que court la Républi­que si nous ne faisons plus confiance à l’expertise de l’OCC. Ainsi, a-t-il demandé à son ministre de rapporter sa décision du 6 juillet. “  Si Congo Futur n’est pas d’accord avec l’expertise de l’OCC, il n’a qu’à s’adresser aux instances judiciaires ”, a recommandé le Premier ministre.

De l’avis des obser­vateurs, la balle se trouve maintenant dans le camp du ministre de l’Economie et Commerce Extérieur, qui s’en tient toujours à l’option d’une nouvelle contre-exper­tise, après avoir contesté, entre le 06 juillet et le 28 août 2008, les résultats d’analyse livrés par les laboratoires de l’OCC et soutenu la thèse de la conformité du riz de Congo Futur aux normes exigibles pour la consomma­tion humaine. Cette voie de sortie, se souvient-on, a été rejetée par les responsables de cette entreprise d’Etat, qui soupçonnent le ministre de vouloir faire le jeu de Congo Futur et d’hypothé­quer ainsi la vie des millions de Congolais.

Après que le Chef du gouvernement et l’As­semblée Nationale émettent sur la même longueur d’on­des, il est permis de croire qu’André Philippe Futa va accepter de renoncer la cin­quième contre-expertise du stock de riz de Congo Futur en consignation au port de Matadi voici trois mois. L’in­cinération de cette denrée serait peut-être le moindre mal face à la psychose de l’intoxication alimentaire par le riz qui ne fait que croître dans les rangs des consom­mateurs congolais, surtout depuis l’alerte donnée par le député national Jean-Claude Vuemba, lors, de sa confé­rence de presse du mercredi 21 août 2008.

(SL/Th/Yes)

Kimp./Le Phare

Last edited: 05/09/2008 14:14:11

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