Mgr Laurent Monsengwo Pasinya, Archevêque métropolitain de Kinshasa et représentant légal des Ecoles conventionnées catholiques(ECCATH) de la capitale de la RDC, s’est dit, lors d’un point de presse tenu mardi dans la soirée à l’archevêché, opposé à l’idée de la prise en charge des enseignants par les parents.

A la place, le prélat propose une autre alternative de créer un fonds commun de solidarité qui puisse aider au fonctionnement efficace de toutes les écoles conventionnées catholiques de Kinshasa, à la promotion du droit à l’éducation de tout enfant issu de familles riches ou pauvres et au traitement digne des enseignants.
Mgr Monsengwo a fait savoir qu’une commission ad hoc a été mise en place à cet effet et travaille avec la coordination diocésaine pour veiller à la bonne gestion de ce fonds commun de solidarité. La commission propose une collecte annuelle de 85 $ (quatre-vingt-cinq dollars américain) à payer pour l’enseignement maternel, 65 $ (soixante-cinq dollars américain) à verser pour l’école primaire, 95 $ (quatre vingt quinze dollars américains) et 90 $ (quatre vingt dix dollars américains) pour les enseignements respectivement secondaire et spécial, en lieu et place de la fourchette de 150 $ (cent cinquante dollars américains) et 250 $ (deux cent cinquante dollars américains) qu’on demandait les années antérieures.
Un compte bancaire sera bientôt ouvert par les ECCATH pour garder les fonds recueillis. A cet effet, le prélat invite l’Etat congolais, les corps sociaux, les organisations tant locales qu’internationales et d’autres personnes de bonne volonté à apporter leurs contributions pour relever le niveau de l’éducation à Kinshasa et en République Démocratique du Congo (RDC).
A la question relative aux frais scolaires fixés par le gouverneur de la ville-province de Kinshasa allant de 7.500 FC (sept mille cinq cents Francs congolais) à 20.000 FC (vingt mille Francs congolais) pour les écoles primaire et secondaire, l’archevêque a souligné que ces sommes sont déjà incluses dans le fonds commun de solidarité. On veillera seulement à la comptabilité transparente entre l’Eglise et l’Etat pour la rétrocession au Trésor public. Mgr. Monsengwo a, de nouveau condamné la prise en charge des enseignants par les parents.
Il a appelé ces derniers à soutenir l’Eglise dans cette démarche qui consiste à mettre fin à ce système non-conforme à la loi et qui a depuis plus d’une décennie, entraîné la baisse de l’éducation scolaire en RDC et l’institution d’une éducation à deux vitesses avec des écoles pour enfants des riches et d’autres pour ceux des pauvres.
Des négociations, a-t-il souligné, se poursuivront avec l’Etat pour que ce dernier joue pleinement ses prérogatives pour la relance de l’éducation nationale. Il a fait également part de sa décision à la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) pour que les études nécessaires soient entreprises en vue d’adopter la création de ce fonds commun de solidarité au niveau national.
(SL/Th/Yes)ACP
Last edited: 04/09/2008 14:52:29