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Bonjour | 01/12/2008 22:49 | English Make DC Home page | RSS feed

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Les organisations de défense des droits de l’homme exigent des sanctions à l’endroit des auteurs et commanditaires d’attaques tribales contre les ressortissants Kasaïens, survenues mardi 26 août dans la cité de Lwilu, à Kolwezi, au Katanga. L’Asso­ciation Africaine des droits de l’Homme (Asadho), Journaliste pour la promo­tion & la défense des droits de l’homme (JPDH) et l’Ac­tion Contre l’impunité pour les droits humains (ACIDH) formulent une série de recommandations destinées aux pouvoirs publics et exi­gent, illico, des éclaircisse­ments.

“ Ces chanteurs se dirigeaient vers le dépôt où s’abritaient, sous des tentes, environ 200 marchands de la communauté kasaïenne venus par vélos (...) Devant cette menace, les personnes visées seront obligées de prendre la fuite vers les installations de la Gécami­nes où elles bénéficieront de l’assistance de la garde industrielle qui, à son tour, appellera la Police nationale congolaises ”. Témoignage de l’ONG locale ACIDH qui fait savoir que “ les agres­seurs ont brûlé tous les biens des marchands ka­saïens ”. On dénombre une quarantaine de vélos ayant pris feu. Une victime a dit n’avoir plus vu sa femme après les attaques.

“ (...), Nous étions au dépôt. Nous avons en­tendu les cris de gens ve­nant dans notre direction en chantant: “ Bibakole ” et ça nous a rappelé les tristes événements de 1992 (...), alors le propriétaire du dé­pôt nous a demandé d’en­trer à l’intérieur, chose que nous avons trouvée dan­gereuse (...) Effectivement nous aurions été brûlés à l’instar de nos biens, in­dique Acidh qui cite un res­capé. Selon cette Ong, le commandant en place de la police avait avoué son in­capacité à maîtriser la foule. Aux dires de l’Acidh “ (...) l’attaque était planifiée et rappelle les tristes événe­ments des années 1992 qui coûtèrent la vie à plusieurs centaines de milliers des citoyens congolais ”.

Les institutions centrales interpellées

Tout en condam­nant le discours d’incitation à la haine tribale, les trois ONG montent au créneau et appellent lé gouvernement provincial à “ éclairer l’opinion sur les malheureux événements et, à faciliter les poursuites contre les auteurs présumés et les commanditaires ”.

Au chef de l’Etat, au gouvernement, aux autori­tés judiciaires, à la société civile, aux partis politiques elles demandant de veiller à la stricte application des dispositions constitutionnelles en ce qui concerne la sécurité des personnes et de leurs biens, d’assurer la jouissance du droit du pu­blic à la re-circulation des personne : et au libre choix de résidence à tous les Congolais, d’identifier les auteurs desdits incidents et de les traduire devant les instances judiciaires, de dé­noncer vigoureusement les atteintes aux droits à la libre circulation des personnes et de leurs biens et d’éviter des discours de nature à perturber la paix sociale.

On rappelle que le ministre de l’intérieur, Denis Kalume, a récemment annu­lé une décision du Maire de LUbumbashi imposant des visas à tout non Katangais arrivant à Lubumbashi. C’est Denis Kalume qui a été contredit par le ministre provincial de la sécurité, Di­kanga Kazadi, qui défendait le caractère “ sécuritaire  de la mesure ”.

Les observateurs ont dans l’ensemble craint qu’il ne s’agisse d’un signal encourageant à l’intention des extrémistes.
 
(SL/Ern./Yes)

D-LK/Le Phare

Last edited: 03/09/2008 18:20:05

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