Contact désormais établi au sommet de l’Etat : dorénavant, le Premier ministre répond en direct au Chef de l’Etat.

Ils se parient désormais fréquemment, discutent des sujets concernant la marche de l’Etat, savent désormais précisément ce que l’un et l’autre vent et souhaite. Bref, Kabila et Gizenga se connaissent désormais mieux. Ils échangent désormais en direct. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, “ le Soft International ” est en mesure d’écrire que c’est un petit événement au sommet de l’Etat. Alors, désormais, les choses peuvent aller vite, très vite même. Le Chef de l’Etat a bien rencontré, il y a une dizaine de jours le Premier ministre, à la résidence de celui-ci. Joseph Kabila Kabange a surpris tout le monde, à commencer par son propre entourage : il n’avait pas annoncé son déplacement chez le Patriarche.
Celui-ci était-il informé de cette visite suffisamment à temps? Ce n’est pas sûr...
“ De haute importance ”
“ Le Soft International ” sait par exemple que Mme Gizenga ne se trouvait pas à la résidence du Premier ministre. Elle a dû revenir en vitesse aussitôt que la nouvelle fût connue que le Chef de l’Etat se trouvait à la maison. Si le Premier ministre avait été informé au préalable de cette visite, sans doute que son épouse aurait mis les petits plats dans les grands pour recevoir l’illustre hôte. Et aurait été là pour accueillir le Chef de l’Etat. Logiquement donc, c’est au tout dernier moment que Joseph Kabila avait décidé de se rendre à la résidence de son Premier ministre.
“ Le Soft International ” est aussi informé que le chef de l’Etat ne s’était pas rendu au domicile du Premier ministre pour s’enquérir du temps qu’il faisait, et si le petit dernier avait quelques bobos. Joseph Kabila avait, avec lui, des dossiers d’Etat “ de la plus haute importance ”. Il voulait en tenir informé le Premier ministre et requérir son avis. Des dossiers “ urgents ”, croit savoir “ le Soft International ”.
Lesquels? Personne n’en sait plus hormis les deux hommes. Ces dossiers étaient “ lourds, contenus dans des sortes de signataires ”, selon diverses sources croisées par “ le Soft International ”. Les deux hommes auraient ensuite échangé sur diverses autres matières. Il n’est probable, logiquement, qu’il ait été question de la rentrée politique de septembre. Qui sera marquée par la rentrée parlementaire donnée pour incertaine.
Mi-mai dernier, l’Amp, l’alliance au pouvoir, via son Comité exécutif qui se réunissait pour la toute première fois dans la banlieue de la Capitale, dressait un bilan sans concession: dans le pays, rien n’a bougé dans aucun secteur: ni celui de la justice - où “ la corruption est réelle ”, ni celui de l’impulsion – “ le budget de fonctionnement sur fonds intérieurs n’a pu être actionné ”, ni celui du social – “ la misère du Peuple est toujours aussi actuelle ”. Alors, l’Amp sonnait furieusement le tocsin: “ le temps est notre pire ennemi ” (“ le Soft International ” n° 949, Ed. datée du 19 mai 2008).
Pis que cela, la faiblesse, voire l’absence de l’Etat, conduit à la clochardisation des agents et fonctionnaires, au délabrement des bâtiments publics, doublé de manque d’équipements des bureaux, au manque du minimum indispensable pour faire fonctionner l’administration de base à l’instar des registres d’état civil. Au plan de l’éthique sociale, le constat n’était guère plus glorieux. Au contraire, il fait frémir. “ Jour après jour, les valeurs morales, fondement d’une société où règnent solidarité, altruisme, respect des biens publics et privés, quête de l’excellence, sens de l’effort, etc., s’effacent pour laisser place à l’égoïsme, au moindre effort, à la dépravation des mœurs ” “ le Soft International ” n° 949 Ed. cit.
(SL/Th/Yes)Alunga Mbuwa/Le Soft
Last edited: 02/09/2008 18:22:15