D’ores et déjà, l’on pense que les contrats chinois devraient, comme toujours, figurer en bonne place dans différentes rencontres que la mission aura à Kinshasa.

Le désormais ex-représentant résident principal du Fonds monétaire international (FMI), le Français Xavier Maret, n’a pas attendu l’arrivée dans les tout prochains jours à Kinshasa d’une délégation du FMI pour mettre fin à son mandat en sol congolais.
C’est depuis le week-end dernier qu’il a regagné Washington, en attendant sa réaffectation au Mali comme nouveau représentant du FMI dans le pays d’Amadou Toumani Touré.
Mais, à Kinshasa, des sources de la représentation du FMI en RDC ont confirmé l’arrivée le 10 septembre prochain d’une mission du FMI. L’objectif sera certainement de scruter les dernières voies dans la perspective de prochaines négociations avec le Fmi pour la conclusion d’un nouvel accord avec la RDC au titre de la Facilité pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance (FRPC).
Prévue jusqu’au 23 septembre 2008, la présence à Kinshasa des experts du FMI rentre dans le cadre du maintien du dialogue avec le gouvernement congolais, au regard des axes d’assistance technique définie dans le Programme suivi par les services du FMI (PSSF), programme qui a succédé au Programme relais de consolidation, compte tenu des difficultés pour la RDC de le boucler à fin 2006.
D’ores et déjà, l’on pense que les contrats chinois devraient, comme toujours, figurer en bonne place dans différentes rencontres que la mission aura à Kinshasa. Sur ce registre, il faut souligner le dernier passage à Kinshasa d’une pareille mission du FMI s’est clôturé par des déclarations bien mitigées qui laissaient transparaître l’embarras du FMI d’aller vite à la conclusion d’un nouvel accord avec la RDC.

Au terme de sa dernière visite à Kinshasa, la mission a fait comprendre que “ la mission s’est entendue avec le gouvernement sur un ensemble de politiques macro-économiques révisées et de réformes structurelles pour le reste de l’année 2008. Le programme gouvernemental révisé vise à parvenir et une croissance économique de 10 % grâce à des résultats meilleurs que prévu dans le bâtiment et les travaux publics, ainsi que dans le secteur tertiaire. Le resserrement de la politique monétaire devrait permettre de contenir le taux d’inflation annuel aux alentours de 24 %. Selon les objectifs retenus, les réserves de change de la Banque centrale devraient atteindre au minimum 200 millions de dollars américains à la fin de l’année. La mission a souligné la nécessité de relancer le programme de réformes structurelles, notamment dans le domaine de la gestion des finances publiques et en matière de politique et d’administration fiscales".
Tout comme aussi, la mission a dit appuyer “ le double objectif du gouvernement consistant à accélérer la reconstruction des infrastructures nationales, qui se trouvent dans un état de délabrement, et à obtenir un allégement de dette substantiel de la part des créanciers extérieurs du pays. L’accord de coopération récemment signé avec les entreprises chinoises pose, au sujet de la dette publique et de sa viabilité des questions spécifiques auxquelles il faudra répondre pour conclure les discussions sur un nouvel accord au titre de la facilité pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance du FMI ”.
Dans le même temps, la mission a précisé que “ les services du FMI continueront de suivre la mise en oeuvre du programme économique du gouvernement ”. C’est sans doute ce qui explique la présence à Kinshasa, du 10 au 23 septembre 2008, des experts du département Afrique du FMI.
(SL/PKF/Yes)F.K./Le Potentiel
Last edited: 02/09/2008 18:05:37