Jusqu’à preuve du contraire, M. Antoine Gizenga demeure le ciment du Parti Lumumbiste Unifié (PALU) par son expérience, par son intuition précieuse et par son savoir faire.

Les voix véritablement sages ne sont pas si nombreuses dans la presse. Raison de plus pour être attentif à celles qui sporadiquement s’y manifestent.
C’est essentiellement contre la bêtise humaine que ces voix s’élèvent aujourd’hui pour dire à certains membres du Palu de mettre fin au spectacle de la guerre de positionnement qui n’est pas de nature à remobiliser les troupes pour les prochaines échéances électorales.
On n’en dira jamais assez. La déclaration d’un membre du Palu vient de surprendre tout le monde.
Cette déclaration s’inscrit ni plus ni moins dans le cadre de la rébellion contre le 1er Ministre Gizenga alors que ce dernier venait de recevoir plus de mille membres du parti.
Lors de cette rencontre, il a été clair et précis, il a rappelé les troupes à l’ordre en sifflant la fin de la récréation qui n’a que trop duré.
Hélas, la réplique à la RFI ne s’est pas fait attendre, Le membre du Comité national interpelle le 1er ministre. C’est la salade mixte au sein du parti.
On ne comprend plus rien. Qui est le chef du parti?
Les stresses de mauvaises humeurs ne rêvent que d’une chose: le départ de M. Mayobo.
Pour en avoir le cœur net, certains observateurs de tous les âges et de tous les horizons trouvent correcte et sage la décision finale de M. Gizenga de remettre l’ordre dans le parti en renouvelant sa confiance à M. Mayobo.
Les mathématiciens au sein du Comité exécutif national calculaient le présent, mais ne disaient rien de l’avenir. Ils confondent la démonstration et la décision.
Que M. Gizenga ait décidé de garder M. Mayobo, c’est que la réalité se confirme.
Au nom de l’éthique politique, on ne viole pas la ligne jaune.
Lorsqu’on arrive à ce niveau de désobéissance vis-à-vis du chef du parti, il est impératif de revoir d’urgence la règle du jeu en écartant purement et simplement les instigateurs de cette rébellion au sein du parti.
Quand les choses tournent mal, le capitaine monte à la passerelle et prend les commandes.
Jusqu’à preuve du contraire, M. Gizenga demeure le ciment du Palu, par son expérience, par son intuition précieuse et par son savoir faire.
Tout compte fait les hyper agités ne sortent pas grandis dans cette affaire. On ne bâtira pas l’avenir du parti par de petits coups de gens de la 5ème colonne.
La déclaration faite à la RFI est qualifiée de brouillon de cimetières des idées mortes et de repères des dinosaures endormis car ce comportement vise non pas seulement M. Mayobo, mais plutôt M. Gizenga.
Le fonctionnement du parti en chefferies rivales est un retour au tribalisme, donc à l’archaïsme ethnique.
On peut opérer des changements qui consistent à retourner en arrière, détruire petit à petit plus ou moins vite les avancées politiques et sociales que les autres ont difficilement réussies à établir. Dans ce cas, on est au sens propre du terme un réactionnaire. Un apprenti sorcier.
Chaque personne a des ambitions, c’est normal, Mais la haine? - on passe le temps à démolir.
Si le Palu continue dans ce sens, il est évident que ce parti n’occupera plus jamais la place qu’il occupe aujourd’hui sur le plan politique en RDC.
Si M. Gizenga a choisi M. Mayobo à ce poste, ce n’est qu’un choix de l’efficacité.
A chacun de montrer son aptitude à occuper des hautes responsabilités.
Dis-moi qui tu es, je te dirai où te positionner.
Enfin, il serait temps que le chef du parti donne des signes de volontarisme pour que sa famille politique se projette dans l’avenir.
Les spécialistes politiques ne cachent pas leur crainte devant la gloutonnerie de certains membres du Comité Exécutif National.
Palu est menacé d’éthnicisation, c’est-à-dire un modèle qui a tous les inconvénients du Communautarisme qui canalise des sentiments identitaires qui, faute de débouché politique, peuvent se muer en rage et en frustration.
Il faut réduire leur nocivité en combattant les raisons sociales qui les nourrissent et en sachant les mettre à leurs places. Le PALU doit être un parti solidaire, convivial, dynamique et équilibré car il a tous les atouts qu’il faut exploiter pour le bénéfice de tous.
Pourquoi cette guerre ?
Il serait plus sage de se mettre autour du vieux, l’écouter et profiter de son expérience politique afin de définir les vrais objectifs à atteindre. A cause de la série de déclarations brouillonnes, le Palu risque d’atteindre le degré poubelle de la politique. Ce serait dommage !
Pour terminer et sans offenser le genre humain, on pourrait lui dire les vérités suivantes : lui demander à quoi il emploie ses qualités spécifiques, ses pouvoirs exorbitants et en même temps l’inviter à prendre conscience de son comportement avant de poser un acte; lui rappeler que le Don Quichotte n’était pas aussi fort qu’il croyait.
Cela nous épargnerait du spectacle des grenouilles qui ne veulent pas de chef pour faire du méli-mélo épicé.
(SL/PKF/Yes)Jean Kilanga Lanaa/Forum des As
Last edited: 02/09/2008 17:29:05