Qu’est ce qui se passe à l’Est de la Rdc ? Comment se présente la situation ? Lorsqu’on dit que les hommes du Cndp ont affronté les soldats de l’armée nationale congolaise, de quels hommes s’agit-il et quels sont ceux destinés au brassage ? Avant d’aller au brassage, n’avait-on pas procédé au désarmement ? Qu’est-ce que les groupes armés, dont le Cndp, craignent-ils en se désarmant ? A part le brassage quel est le cahier de charges du Cndp particulièrement et des autres groupes armés en général ? Quand le désarmement aura-t-il lieu s’il y en aura un ? Ce sont autant de questions que l’on se pose dans l’opinion.

Si on ne répond pas à ces questions, on ne peut pas comprendre ce qui se passe à l’Est de la Rdc, particulièrement dans le territoire de Rutshuru. Généralement, lorsqu’on parle du programme Amani, l’accent semble être mis sur le brassage. On a l’impression que l’on n’ose pas parler du désarmement ainsi fait une question taboue. Puisque ce problème essentiel n’est pas abordé sincèrement et courageusement, les affrontements sont inévitables. Ce qui est étonnant, ce n’est pas qu’il y ait affrontement, mais qu’on s’en étonne comme si le préalable pour les éviter avait été rempli.

La seule façon d’empêcher les soldats à ne plus se tirer dessus, c’est de leur retirer les armes en lieu et place de leur demander la paix comme un don. En cette matière, on sait très bien que les soldats sont très avares.

En ce qui concerne ceux qui affrontent les Fardc à Rutshuru, on n’a pas affaire à des soldats à proprement parler. C’est une horde des hommes armés qui obéissent à autre chose qu’à la discipline militaire. C’est une bande qui répond d’un homme, Nkundabatware.

(DN/FKP/Yes)

Joachim Diana G./L’Avenir