Selon des plaintes enregistrées ça et là, ces délinquants, comme des loups affamés, profitent de l’inadvertance des personnes adultes pour s’introduire furtivement dans les maisons ; objectif : emporter des biens de valeur.
La paisible population de Lingwala n’a connu qu’une accalmie face aux gros bras des quartiers qui lui ôtent tant qu’ils veulent la quiétude. La semaine dernière, les bandes rivales des jeunes se sont à nouveau affrontées. Bilan des blessés dans les deux camps.
Après cette guerre de leadership, celle de survie s’annonce. A cet effet, les “ retardataires ” ceux de nos-compatriotes qui regagnent leurs domiciles au-delà de 23 heures, sont malmenés. “ J’ai été victime à 0 heure, alors que je rentrais tout paisiblement chez moi. J’ai croisé deux jeunes garçons que j’ai Pu identifier. Ils m’ont arraché mon téléphone avant de me gifler ”, raconte Jérémie L, 42 ans, mécanicien. “ Ces jeunes-là fument du chanvre derrière des maisons à la nuit tombée pour mieux opérer sans pitié ”, dénonce un notable, qui propose que l’Etat commence par “ inquiéter des vendeurs du chanvre auprès lesquels s’approvisionnent ces délinquants ”.
Des “ incursions ”
Après une battue infructueuse, les “ ravisseurs ”, selon des témoignages, opèrent des incursions dans des maisons, aussi bien la journée que la nuit, à l’insu des adultes. Selon des plaintes enregistrées ça et là, ces délinquants, comme des loups affamés, profitent de l’inadvertance des personnes adultes pour s’introduire furtivement dans des maisons. Objectif : emporter des biens de valeur. Si ces plaintes s’accumulent à Lingwala, dans la commune de Ngiri-Ngiri, des exemples sont légion.
“ Je suis allée me layer, à mon retour, je me suis rendue compte que mon sac laissé sur le canapé, a été emporté et dans lequel se trouvaient l’original de mon diplôme d’Etat et d’autres documents de valeur, se lamente S.S, étudiante en licence dans une école de journalisme à Kinshasa. Ils viennent souvent (ces jeunes, Ndlr) et observent les différents mouvements des occupants des parcelles. A la moindre distraction, ils opèrent, accuse une dame, victime, il y a deux mois, de son sac laissé dans la salle à manger.
“ Depuis lors quand je dois me déplacer dans les environs de chez moi, je prends toujours soin de fermer la maison à clef ”, ajoute Christine M qui dit, désormais, avoir pris des précautions.
Une autre façon de dérober devenue monnaie courante, c’est d’annoncer une nouvelle pourtant fausse attribuée à un parent. “ J’étais au marché, et à mon retour, mon fils m’apprend qu’il avait remis l’argent à un monsieur que j’avais. Envoyé ”, explique B. T, 38 ans, alors qu’elle reconnaît n’avoir envoyé personne. Selon mon fils, le prétendu émissaire, raconte la dame, m’a détaillée de la tête aux pieds avant de “ séduire ” Jeanpy, 14 ans, qui a remis à l’intrus une somme de 8.500 Fc.
Ainsi va la vie à Kinshasa.
(GM/Milor/Yes)D-IK/Le Phare
Last edited: 29/08/2008 16:20:25