Il est rare que des œuvres du Fonds national d’art contemporain français soient présentées sur le continent africain : la dernière fois, c’était en 2003, lors des Rencontres africaines de la pho­tographie de Bamako.

Les relations de la France avec la Rdc sont, elles aussi, exceptionnelles : par exemple, la mise en place il y a cinq ans d’un partenariat actif entre l’Ecole supérieure des arts décoratifs de Strasbourg et l’Académie des Beaux-Arts de Kinshasa a créé un va et vient d’enseignants en­tre les deux écoles, et impulse des séjours en France d’étudiants congolais qui travaillent à un dou­ble diplôme. La réponse à l’invi­tation de l’ambassade de France d’envisager une exposition des œuvres du Fonds national d’art contemporain à Kinshasa s’ins­crit dans cette dynamique.

Alors qu’en Europe, en particulier en France, de nombreux événe­ments permettent au public d’avoir accès facilement à tou­tes les formes d’expression des artistes contemporains internatio­naux, à Kinshasa les occasions sont rares. Et pourtant, les artis­tes sont nombreux, d’une réelle singularité et qui marquent aussi leur grand intérêt à l’égard de la création actuelle dans le monde. Cette exposition n’a pas d’autre ambition que de proposer quel­ques pratiques d’artistes telles qu’elles s’expriment depuis une vingtaine d’années en France, parmi beaucoup d’autres. Cette exposition ne doit pas être prise comme modèle, mais comme une ouverture, comme une invitation au dialogue et à l’échange.

L’exposition “ C’est la vie ” rassemble douze artistes de la scène française pour un dis­cret parcours fait de récits quo­tidiens, de petits riens de notre environnement, de lieux communs, de tranches de vie fami­lières, de banalités énoncées, d’objets à vivre.

Tous ces fragments de quotidien sont comme transmutés par le travail des artistes, qui s’émancipent de la simple bana­lité pour atteindre à l’ironie et à la critique des codes de repré­sentation. Cette exposition pré­sentée à l’Académie des Beaux-Arts de Kinshasa est co-produite par le Centre national des arts plastiques qui gère pour le compte de l’Etat le Fonds natio­nal d’art contemporain, Culturesfrance et l’Ambassade de France à Kinshasa. Elle a reçu le soutien de la BIAC (Ban­que Internationale pour l’Afrique au Congo).

Le Centre national des arts plastiques, Acteur du soutien à la création contemporaine, le Centre national des arts plasti­ques a pour vocation de valori­ser et de transmettre le travail des artistes en activité. Cela passe par l’enrichissement, la conservation et la diffusion des œuvres du Fonds national d’art contemporain, par des éditions et coéditions, par l’attribution d’al­locations de recherche et des aides aux projets et aux professionnels. Le Centre national des arts plastiques co-produit par ailleurs des expositions d’art con­temporain au Grand Palais dit Monumenta et la Force de l’art. Plus précisément, le Fonds natio­nal d’art contemporain désigne La collection d’œuvres acquises ou commandées par l’Etat français, depuis plus de deux siècles.

Depuis les années 1980, ce sont plus de 20.000 œuvres qui ont été acquises par le Centre na­tional des arts plastiques et ont rejoint ce qui constitue actuellement la plus grande collection in­ternationale d’art vivant rassem­blée en France.

Le Centre national des arts plastiques ne dispose pas de lieu d’exposition et les œuvres du Fonds national d’art contempo­rain dont il assure la gestion sont destinées à être mises en dépôt dans différents musées et administrations ou à être prêtées lors d’expositions en France ou à l’étranger, ce qui constitue près de 3.500 prêts et dépôts chaque année.

(BT/Yes)

JND/Le Potentiel