De l’avis de tout le monde, le procès Botethi ne peut nullement se constituer en obstacle, au déroulement normal de celui de l’artiste théâtral Mbonge pour la partie civile qui attend d’être dédommagée pour s’être vu arraché brutalement de l’affection des siens, ses fils, frères-aînés, frères-cadets, oncles…

C’est, purement et simplement, un secret de polichinelle que de dire que l’actualité est simplement focalisée sur le procès sur l’assassinat du vice-président de l’Assemblée provinciale de la ville tué, comme on le sait, dans un attentat, œuvre des militaires indisciplinés.
A voir de près, les frères et sœurs de la capitale qui partagent massivement le même avis que ceux de l’intérieur s’appuient sans ambages sur la loi fondamentale de la République, laquelle, à titre des preuves indiscutables, renferme une série d’articles qui abordent dans toute sa longueur cet épineux problème.
Ainsi, en vue d’aller tout droit au but et de mieux éclairer la religion des aimables et fidèles lecteurs qui veulent en avoir le cœur net, nous paraphrasons la constitution au titre II s’agissant des droits humains, des libertés fondamentales et des devoirs du citoyen et de l’Etat.
Au chapitre 1er nous lisons : les droits civils et politiques dont la teneur de l’article 12 déclare : tous les congolais sont égaux devant la loi et ont droit à une égale protection des lois.
Plus loin, l’article 17 déclare : la liberté individuelle est garantie. Elle est la règle, la détention, l’exception.
Misant sur l’article 12, il n’y a pas de raison qu’il n’y ait pas encore de procès Mbonge. Le tribunal militaire mis en place n’a qu’à prendre ses dispositions pour instruire simultanément les deux dossiers car là aussi, il y a eu mort d’hommes. Les kinoises et kinois qui pour leur sécurité aspirent à une justice distributive, croient dur comme fer que les autorités judiciaires de notre pays se pencheront sérieusement sur ce dossier en vue, de rendre service aussi bien à la famille éplorée ainsi qu’à la Rdc. Il ne faudrait pas qu’on en vienne au tristement célèbre refrain de deux poids deux mesures.
La Rdc, au terme du jeune âge de la démocratie, a besoin de s’affirmer à travers le monde pour s’attirer au plus grand nombre, des investisseurs qui entendent faire de notre sous-continent leur seconde nation.
Or, que nous sachions sans la justice, il n’y a ni paix, ni sécurité, ni concorde, ni travail. Et sans travail, il n’y a pas de vie. C’est dire qu’il est de bon aloi qu’en cas d’un, deux ou plusieurs problèmes qui nécessitent une intervention judiciaire, que tous les dossiers puissent attirer la même attention.
Seule de cette façon, chaque institution appelée à mettre la main se sentira responsable de sa pierre dans la reconstruction surtout que la loi fondamentale confirme dans son article 12 : tous les congolais sont égaux devant la loi, et ont droit à une égale protection des lois. La même assertion est soutenue par l’article 16 paragraphe 2 qui soutient : toute personne a droit à la vie, à l’intégrité physique ainsi qu’au libre développement de la personnalité dans le respect de la loi, de l’ordre public, du droit d’autrui et des bonnes mœurs.
Ainsi, de l’avis de tout le monde, le procès Botethi ne peut nullement se constituer en obstacle, au déroulement normal de celui de l’artiste théâtral Mbonge pour la partie civile qui attend d’être dédommagée pour s’être vu arraché brutalement de l’affection des siens, ses fils, frères-aînés, frères-cadets, oncles, etc.
A travers ces lignes, faut-il croire que ce cri d’alarme n’est pas tombé sur de la terre mouvante du fait que les observateurs avertis ont désormais leurs oreilles et yeux rivés du côté de la justice militaire qui juge des procès en flagrance.
(BT/Yes)Kivulu Vata/Notre Epoque
Last edited: 28/08/2008 16:59:38