Depuis huit mois, le ministre de la Culture et des Arts, M. Es­dras Kambale, a lancé la campagne de changement de men­talité à travers les médias. Cette campagne connaît de l’am­pleur ces derniers mois. Cette institution étatique à tout fait afin qu’elle convainc la population. Malgré ses efforts, elle est toujours butée à des difficultés.

Le week-end dernier, Esdras Kambale, ministre de la Culture et des Arts, a procédé à la remise des matériels audio-visuels à M. l’avocat général Olela Okondji, premier vice-président de la Commission nationale de censure des chansons et des spectacles.

Prévue au siège de cette institution, la cérémonie s’est déroulée au ministère de la Culture et des Arts. Avant la re­mise de ce matériel, les deux par­ties ont procédé à la signature d’un protocole d’accord. Ce matériel était constitué de quatre postes téléviseurs couleur de marque Sharp, et de deux lecteurs DVD de marque Sonica.

A la remise, le ministre de la Culture s’est exprimé en ces termes : “ Nous vous pensé nous acquitter de cet agréa­ble devoir de remettre ces matériels, parce que le gouver­nement à travers notre ministère est engagé à lutter contre les anti- valeurs. Nous avons jugé bon d’aller au fur et à mesure, en vous aidant à visionner ce qui se passe à travers les oeuvres vies musicales. Nous disons à la Société civile et à d’autres structures étatiques, d’aider la Commission nationale de censure des chansons et des spectacles, qui est beaucoup critiquée par les parents, éducateurs et autres couches de la popula­tion. C’est l’occasion pour le ministère de la Culture et des Arts de demander à la Société civile de travailler en synergie avec nous. Je crois qu’on ne prêche pas dans le désert. Nous avons lance cette cam­pagne pour qu’on puisse bien construire l’avenir de la jeu­nesse congolaise toute entière. Et aussi, de tracer une ligne de conduite idéal pour eux afin de refonder tine na­tion exemplaire. ”

Quant à l’avocat général Olela Okondji, premier vice- président de la Commission na­tionale de censure des chan­Sons et des spectacles, a re­mercié le ministre de la culture pour son geste louable.

 “ Au, nom du président de la Commission nationale de censure, M. le Procureur général Manzala ma Ngo, je vous remercie pour ce beau geste. Le matériel que vous venez de nous offrir vont contribuer au renforcement des capaci­tés de nos services. C’est ce qu’il nous fallait ”. Ce geste représente une bouée de sauve­tage pour cette institution natio­nale qui manquait de tout.

La Commission nationale de censure des chansons et des spectacles ne pouvait pas remplir son rôle sans ce matériel.

Aujourd’hui, l’acte de bonne vo­lonté du ministre de la Culture est une interpellation. Depuis des an­nées la Direction générale des recettes administratives judiciai­res, domaniales et de participa­tions (DGRAD) ne verse pas le 5% de rétrocession. Ce qui fait  défaut la paie et le bon fonc­tionnement de l’institution. En de­hors de cela, il y a aussi le pro­blème de stage, formation de ses agents, inspecteurs et officiers de police judiciaire. Malgré cela, la Commission nationale de censure des chansons et des spectacles attend toujours l’arrêté du minis­tre de la Justice et Garde des sceaux désignant tous les membres du comité de gestion de cette institution. C’est une interpellation.

(BT/Milor/Yes)

Jeannot Ne Nzau Diop/Le Potentiel