La coopération qualifiée de gagnant-gagnant entre les milieux d’affaires congolais et indiens au centre du cérémonial protocole d’accord signé lundi à Kinshasa entre les responsables de la Fédération des entreprises du Congo et ceux de la Confédération indienne d’industrie.

La Fédération des entreprises du Congo (FEC) et la Confédération indienne d’industrie (CII) ont signé, lundi 25 août au salon Lubumbashi du Grand Hôtel Kinshasa, un protocole d’accord pour l’établissement de la coopération gagnant-gagnant entre les milieux d’affaires indiens et congolais. Ceci rentre dans le cadre du projet de partenariat. Inde-Afrique. Le gouvernement a été représenté à cette cérémonie de signature par le ministre de l’Industrie, petites et moyennes entreprises, Simon Mboso Kiamputu, par celui de l’Energie, Salomon Banamuhere et par la ministre des Postes, téléphones et télécommunication, Louise Munga Mesozi.
Le président de la FEC, Albert Yuma Mulimba a, dans son allocution, fait mention de l’importance des secteurs dont les opérateurs économiques membres de la CII voudraient investir en RDC (automobile, agroalimentaire, pharmaceutique, tapisserie, produits sanitaires et autres services). Signe de raffermissement des liens de coopération bilatérale entre la RDC et l’Inde; la signature du protocole d’accord entre la FEC et la CII fait suite à la visite en juin dernier des opérateurs économiques indiens en RDC et aussi de la visite d’une forte délégation congolaise conduite dernièrement en Inde par le président Joseph Kabila, a fait savoir Albert Yuma Mulimba. Il a présenté la FEC qui est un syndicat patronal et simultanément une chambre de commerce. Plus grande organisation du secteur privé congolais, la FEC, a-t-il dit, est l’interlocuteur attitré du Gouvernement.
Réduction du risque du pays
La visite de la délégation de la CII intervient alors que des signes de stabilité politique et de croissance économique sont perceptibles, a fait savoir le président de la FEC. Cela contribue à la réduction du risque du pays et à l’attrait pour les investisseurs. En effet, les statistiques économiques de la RDC post-conflit font état de l’augmentation de l’investissement direct étranger au pays de 500 millions USD en fin 2006. Avec 10% en fin 2007, le taux d’inflation demeure dans les limites du tolérable malgré les effets d’une inflation importé causé par la hausse des prix du pétrole. Le taux de croissance économique national est de 6%, l’objectif du gouvernement étant d’atteindre le taux à 2 chiffres.
L’économie congolaise se repose sur les mines, les ressources forestières, les télécoms et les brassicoles, a fait savoir Albert Yuma Mulimbe. Et de faire observer: “ Le pays est un grand chantier, tout est à faire ou à refaire et il y a inévitablement de la place pour tous ”. Comme pour dire que l’Inde est la bienvenue. Albert Yuma est revenue sur le tableau flatteur de l’économie indienne, avec un taux de croissance rapide et solide. Il a rappelé que le commerce entre l’Inde et l’Afrique s’est sensiblement accru, avec 25 milliards USD entre 2006 et 2007, alors que cela a été d’à peine 1 milliard au début des années 1990.

Le pays de Mahatma Gandhi a récemment accordé près de 800 millions USD au financement des projets du secteur public. Albert Yuma a souhaité l’intensification de financement des projets du secteur privé productif en RDC avec une partie de ce financement, par des joint-ventures avec les entreprises congolaises. Le président de la délégation de la CII, Kuppuswamy, a déclaré que les milieux d’affaire indiens sont engagés dans le développement de l’industrie de la RDC. Ils comptent investir dans les infrastructures de base, l’électricité, le ciment, l’acier, l’agriculture, les mines, etc.
Le ministre de l’Industrie, Simon Mboso, a, dans son intervention, rappelé les cinq volets majeurs de la stratégie nationale de croissance et de réduction de la pauvreté. Il s’est également étalé sur les politiques d’appui à la croissance des secteurs agricoles et de développement rural, forestier et enfin des transports. Il est revenu sur les axes majeurs de la politique industrielle et du développement des PME élaborés par le ministère de l’Industrie.
Dans son intervention, la ministre des Postes, téléphones et télécommunications (PTT), Louise Munga, a, de prime abord, fait remarquer que le secteur des PTT, en raison de son impact sur les autres secteurs de la vie nationale, constitue l’un des indicateurs de la croissance économique. Les PTT génèrent d’importantes ressources financières, créent de nouveaux emplois, sont facteurs d’intégration des groupes et initient une gamme variée de nouveaux services à valeur ajoutée. Le ministère des PTT tient à réduire la fracture numérique entre Kinshasa et l’intérieur du pays, a fait valoir la ministre Louise Munga. Cela, en appliquant la politique du gouvernement de faciliter aux populations congolaises l’accès aux services de base et en lui faisant bénéficier les avantages qu’offrent les nouvelles technologies de l’information et de la communication, à des coûts abordables.
Aussi l’environnement des affaires doit-il être amélioré. Il en est de même de l’implémentation des infrastructures nationales de base, modernes et à haut débit, a poursuivi Louise Munga. Avant de relever le fait que le lancement de nouvelles licences a pour objectif aussi bien de maximiser les recettes que d’exploiter un service à valeur ajoutée. Elle a par ailleurs annoncé le travail d’assainissement du spectre que viennent d’amorcer les PTT et l’autorité de régulation. Ce, dans le but de dégager des fréquences qui seront consacrées à la vente de nouvelles licences de téléphonie mobile et du système Wimax.
(DN/Th/Yes)M.E. et O.D./Le Potentiel
Last edited: 26/08/2008 16:04:23