Dans cet ordre d’idées, un partenariat sera bientôt scellé entre le ministère de la Culture et des Arts et l’Interpol avec pour objectifs de recenser tous les artistes- musiciens congolais.
Le ministre de la Culture et des Arts, M. Esdras Kambale Bahekwa, s’est longuement entre tenu jeudi dernier à son cabinet de travail avec M. Camille Boyau, inspecteur général des parquets, dans le cadre de la police internationale (Interpol) et de coopération internationale entre les polices du monde.
Le ministre de la Culture et l’Inspecteur général des parquets se sont entretenus jeudi essentiellement sur la lutte contre l’immigration clandestine et le trafic d’êtres humains vers l’Occident.
Il est reproché à la République démocratique du Congo une certaine passivité. Interpol voudrait ainsi épauler le ministère de la Culture et des Arts pour lutter efficacement contre l’immigration clandestine qui touche principalement le monde et singulièrement le milieu des artistes musiciens congolais dans ce qu’on a appelé le “ phénomène ngulu ”.
Dans cet ordre d’idées, un partenariat sera bientôt scellé entre le ministère de la Culture et des Arts et l’Interpol avec pour objectifs de recenser tous les artistes- musiciens congolais. Et ce, pour fixer les modalités pratiques d’octroi de visas et contrôler les déplacements de différents artistes congolais et surtout les musiciens qui ambitionnent de l’aire de déplacements pour le vieux continent.
Grâce à ce partenariat qui sera scellé dans les tout prochains jours, Interpol pourrait, par ailleurs, assister le ministère de la Culture et des Arts dans la campagne contre le piratage des oeuvres de l’esprit.
Interpol est une abréviation de “ International Criminal Police Organisation ”. C’est une organisation internationale crée en 1923, dans le but de promouvoir la coopération policière internationale. Interpol est la deuxième organisation internationale après l’Onu.
Interpol compte 188 membres. Basée au 200, Quai Charles de Gaulle à Lyon, dans le quartier de la Cité internationale, en France depuis le 1er mai 1989, elle était auparavant basée depuis sa création à Saint-Cloud.
A cause du rôle politiquement neutre qu’elle joue, la constitution d’Interpol lui interdit d’intervenir dans les affaires ne concernant qu’un pays membre, ou les crimes militaires, politiques, religieux ou raciaux.
Ses activités tournent autour du trafic et production de drogue, du terrorisme, du blanchiment d’argent, du crime organisé.
Contrairement à ce que son nom l’indique, Interpol n’est pas à proprement parler une organisation policière. Il s’agit plutôt d’une structure d’étude et d’analyse sur la criminalité et le terrorisme. C’est une sorte de grande base de données pour les pays membres, qui produit de l’expertise et de la connaissance.
Il n’y a pas de “service action” dans cette institution, les interventions sont menées par les polices de chaque pays et ce de façon parfois conjointe.
(Milor)Jeannot Nzau Diop/Le Potentiel
Last edited: 25/08/2008 15:10:19