Les enseignants affiliés au Syndicat des enseignants du Congo (Syeco) et au Syndicat national des enseignants des écoles conventionnées catholiques du Congo (Synecat)ont décidé vendredi 22 août 2008 la non reprise du travail sur toute l’étendue du territoire national le 1er septembre 2008, date officielle de la rentrée scolaire 2008-2009.

Et ce, tant que le gouvernement n’aura pas répondu aux desiderata des enseignants avant cette date.
Cette décision a été prise lors de l’assemblée générale conjointe de ces deux syndicats – les plus représentatifs dans le secteur de l’Enseignement primaire, secondaire et professionnel (EPSP) – tenue dans la salle paroissiale Saint Pie X de Ngiri-Ngiri, à Kinshasa. Assemblée générale qui s’est tenue en prévision de la prochaine rentrée officielle des classes.
Il s’agit, en ce qui concerne ces desiderata, de l’uniformisation des salaires des enseignants avec effet rétroactifs à partir d’octobre 2007 sur toute l’étendue du territoire national de l’application du budget des rémunérations 2008 conformément au barème salarial dit de “ Mbudi ” avec effet rétroactif ; du paiement des mois de février et mars à des milliers d’enseignants victimes de la clarification du contenu financier du Fonds de promotion de l’éducation nationale (FPEN) à ce jour, palliatif à la suppression de la prise en charge des enseignants par les parents ; le reversement du montant de 489.939.911 Francs congolais illégalement déduit de l’enveloppe des rémunérations violant ainsi l’esprit des travaux ténus du 27 juillet au 9 août 2007 par la commission paritaire gouvernement-syndicats relevant de l’EPSP ; de la suppression de la prise en charge des enseignants par les parents sous toutes ses formes conformément à l’article 43 de la Constitution, au mémorandum des évêques du 3 juillet 2004 ainsi qu’à la circulaire du ministre de l’EPSP du 21 juin 2007 et de la mécanisation de nouvelles unités ayant travaillé pendant plusieurs années.
Les deux syndicats ont saisi cette occasion pour inviter tous les partenaires éducatifs (Eglises, parents, partenaires extérieurs) à la solidarité nationale dans l’intérêt supérieur de l’enfant congolais en vue de répondre aux impératifs des objectifs du millénaire. A noter que cette décision est consécutive à l’évaluation pédagogique de l’année scolaire 2007-2008 et du cahier des charges des enseignants soumis au gouvernement, faite auparavant par les participants.
Après examen de tous ces points, préalables à une rentrée scolaire apaisée telle que décidée par l’assemblée générale des enseignants du 21 juin 2008, il ressort, d’après ces derniers, le constat suivant : la mauvaise foi, l’indifférence manifeste et la non tenue des engagements par le gouvernement de la République démocratique du Congo quant à la satisfaction des revendications, qualifiées de légitimes, des enseignants et personnel de l’éducation. Cette rencontre s’est clôturée par la signature par les participants d’une pétition de désaveu de MM. André Malasi Musa, Henri Mokuba et Mulomba Tshimanga, accusés d’avoir mis sur pied un directoire parallèle du Synecat.
(SL/Th/Yes)Florent N’Lunda N’Silu/Le Potentiel
Last edited: 23/08/2008 13:16:26