Commentaire sur la levée de la mesure de radiation qui a frappé le dirigeant sportif congolais Omari Selemani, vice-président de la Fédération congolaise de football association (Fecofa). L'arręté n° MJSLC/CAB/2100/053/2001 signé le 28 décembre par le ministre de la Jeunesse, Sports et Loisirs, et portant mesure de grâce des dirigeants des fédérations, associations sportives et athlčtes frappés par les mesures disciplinaires, a fait éviter les sanctions encourues par les équipes congolaises dans les compétitions africaines et mondiales.
Jeudi 22 novembre 2001 - vendredi 28 décembre 2001, soit 35 jours, c'est le temps qu'aura duré la mesure de radiation qui a frappé M. Constant Omari Selamani, ci-devant premier vice-président de la Fédération congolaise de football association (Fecofa) et président du comité sportif du BC Onatra de Kinshasa.
La mesure, on le sait, avait été accueillie de diverses maničres, au point de diviser l'opinion sportive et politique en deux camps diamétralement opposés. Tant et si bien que, dans le cas particulier de la presse sportive, l'on en est arrivé jusqu'ŕ parler de légalistes ou patriotes et ... « ventriotes » , selon les intéręts bien compris des uns et des autres.
Alors que les positions se raidissaient et se radicalisaient de part et d'autre, le faux - ultimatum de la Fifa du mercredi 19 décembre 2001 a pratiquement réduit, sinon anéanti la marge de manoeuvre dont pouvaient encore bénéficier les partisans du jusqu'auboutisme, au nom du respect de la souveraineté nationale. Surtout face aux conséquences notoirement incalculables que ce jusqu'au-boutisme suicidaire aurait entraînées sur le triple plan sportif, social et politique avec la disqualification en série des Simba de la CAN-Mali 2002, ainsi que du TP Mazembe, de l'AS V. Club et de l'Utexafrica des compétitions africaines inter-clubs.
C'est ainsi que, mű par un sens aigu de compréhension, de réalisme et de responsabilité, le tout doublé d'un profond sentiment d'humilité, le ministre Moleka Nzulama, en date du vendredi 28 décembre 2001, a signé et rendu public l'arręté ministériel n° MJSL/CAB/2 100/053/2001 portant mesure de grâce des dirigeants des fédérations, associations sportives et athlčtes frappés par les mesures disciplinaires.
Dans l'exposé des motifs, il est question, « â l'occasion des fętes de Noël et de Nouvel An, (...) de rétablir et d'entretenir un climat de sérénité entre le ministčre, les fédérations et tous les sportifs dans l'intéręt d'un nouveau départ pour le mouvement sportif dans l'intéręt d'un nouveau départ pour le mouvement sportif national. L'on estime en outre, que le moment est venu de rassembler toutes les énergies capables d'aider au développement du mouvement sportif national en partant de l'exemple du Chef de l'Etat qui prône le dialogue et la réconciliation entre les fils et filles de notre pays ».
Beaucoup de graciés, mais il y a des exclus!
Alors que son message du jeudi 27 donnait une ouverture totale ŕ tous les sportifs sanctionnés, le ministre a plutôt désillusionné nombre d'entre eux dans son arręté, en disposant notamment : « Sont exclus de la présente mesure, les dirigeants des fédérations et entités subdelégataires, les dirigeants de clubs, les athlčtes sanctionnés ou impliqués dans les procédures relatives ŕ la dissipation des fonds ou du patrimoine des fédérations, entités subdélégataires et associations sportives ». Ainsi, la mesure ne concerne plus que « les dirigeants des fédérations et entités subdélégataires, les athlčtes et dirigeants des associations sportives dont les sanctions ne sont plus susceptibles de recours au 31 décembre 2001 ».
Et c'est dans cette derničre catégorie que l'on retrouve, pęle-męle, Constant Omari Selemani, Fidčle Tambwe Wetu (basket); Pascal-Albert Mukongo (handball) et Belge Situatala (EPFKIN), sans oublier ceux qui se frottent les mains au niveau des entités subdélegataires et des associations sportives (équipes) sur toute l'étendue du pays. C'est lŕ le caractčre « fourre-tout » de cet arręté dont certains disent qu'en réalité il n'a été conçu que pour grader Omari Selemani et, ainsi, éviter le séisme sportif qui profilait ŕ l'horizon. Nous y reviendrons pour une analyse plus approfondie.
Last edited: 07/05/2006 00:10:11