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Bonjour | 20/11/2008 22:28 | English Make DC Home page | RSS feed

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Au terme du 28ème sommet de la Communauté économique pour le développement de l’Afrique australe (Sadc), tenu du 16 au 17 août derniers à Johannesburg, en Afrique du Sud, le président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila Kabange, président en exercice de la Ceeac, a été élu vice-président de la Sadc, Thabo Mbeki, président de l’Afrique du Sud en est le nouveau président qui, lui, succède à feu Levy Mwanawasa de la Zambie. Au cours de leur mandat, le Sud africain Thabo Mbeki et le Congolais Joseph Kabila sont appelés à ramener la paix en Rd Congo (dans sa partie Est), au Zimbabwe et au Swaziland. C’est un véritable défi qu’ils doi­vent relever pour permettre à la Sadc d’atteindre son objectif d’instaurer à 100% une zone de libre échange en 2012. Au fait, sans la paix, aucun de ces trois pays ne pouvait bien concourir pour permettre à la Sadc d’at­teindre cet ambitieux objectif. Au fait, pendant que ces assises se tenaient à Johannes­burg, le Forum des Organisa­tions Congolaises en Afrique du Sud (Focas), de concert avec la Confédération des Syndicats de l’Afrique du Sud (Cosatu), les organisations de la société civile du Zimbabwe et celles de Swaziland ont tenu une marche de protestation.

La marche visait à expri­mer aux chefs d’Etat de la Sadc réunis à Johannesburg leur ras-­le-bol face aux problèmes qui continuent à opprimer les citoyens au Congo Kinshasa, au Zimbabwe et au Swaziland.

Cette marche était l’oc­casion pour ces différentes organisations d’informer et de mobiliser des milliers des pro­testataires sur la crise que traversent leurs pays respectifs. Il nous re­vient que dans le mémorandum remis au secrétariat de la Sadc en la personne du président de Botswana, les orga­nisations congolai­ses déplorent particulièrement la con­tinuité de la guerre à l’Est du Congo, la corruption au sein de l’Etat, l’usage abusif de la force contre les civils et les oppo­sants ainsi que les contrats léonins con­cernant les mines et le pétrole du Congo.

Les organisations congolaises en Afri­que du Sud appel­lent ainsi le gouvernement congolais et la Sadc à mettre fin aux viols et à la vio­lence sexuelle à l’Est du Congo, à promouvoir la transparence et la bonne gouvernance au sein des entreprises publiques, à traduire en justice les responsa­bles d’entreprises publiques ac­cusés de détournement, à renégocier les contrats miniers et énergétiques irréguliers, à rétablir l’autorité de l’Etat dans les zones encore contrôlées par les milices. Selon le Forum des organisations congolaises de l’Afrique du Sud, le gouverne­ment congolais actuel ne gar­dera sa légitimité que s’il fait preuve d’être en mesure de re­lever ces défis vitaux.

Les organisations de la société civile du Zimbabwe ont exprimé un message clair et simple : “ Mugabe must go ”. Quant aux organisation ” de Swaziland, ils en appellent à l’instauration d’un système dé­mocratique qui devra mettre fin à la monarchie actuelle. Cette coalition des forces de la société civile au sein de la Sadc promet de faire plus encore pour que chaque pays de la région améliore les conditions de vie en son sein de manière à mettre fin aux migrations occasion­nées par la pauvreté ou la persécution politique.

Pour rappel, la 28ème session de la Sadc qui a élu Jo­seph Kabila comme Vice-prési­dent de la Sadc, révèle que les accords de la zone de libre échange permettent de suppri­mer à 85% les taxes douaniè­res. Toutefois, l’objectif est d’at­teindre les 100% en 2012. La SADC vise également la créa­tion d’une union douanière d’ici 2010, d’un marché commun d’ici 2015, d’une union monétaire en 2016 et d’une monnaie unique d’ici 2018.

En outre, les opéra­teurs économiques estiment que cette intégration régionale nécessite une compréhension des procédures d’importation et d’exportation. Les producteurs locaux qui alimentent le marché devront faire face à de nouveaux produits concurrents. Ce qui sous-entend une compétitivité des prix sur le marché, pour le bonheur du consommateur qui profitera d’une large gamme de produits. Les producteurs se re­trouveront devant une concur­rence renforcée et seront obli­gés d’améliorer la qualité de leurs services.

(SL/Milor/Yes)

Stephane Salikoko/L’Avenir

Last edited: 23/08/2008 09:45:06

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