Révélation de détournement de l’enveloppe salariale globale de la paie du mois d’août 2008 des enseignants de l’EPSP à Ikela dans la province de l’Equateur où il est signalé que le chef de la sous-division provinciale auteur du forfait était déjà sous le coup d’une mesure de suspension.

Une somme de 3 millions 400 mille francs congolais serait détournée par le chef de la sous-division provinciale de l’EPSP a-t-il été révélé mercredi 20 août 2008 dans la province de l’Equateur. Cet argent est le montant global de l’enveloppe salariale des enseignants du territoire d’Ikela pour le mois de juin 2008. Parlant de ce coup dur porté au corps enseignant de sa juridiction, Madame Brigitte Botete, commissaire du district de la Tshuapa s’en est plaint. Elle renchérit en avançant que le chef de la sous division provinciale en question était déjà sous le coup d’une mesure de suspension.
Et qu’il s’agit en fait d’un récidiviste qui avait déjà fait l’objet d’ un dossier disciplinaire avec suspension préventive. Aussi n’a pas tardé à le mettre à la disposition de la police pour investigation. En ce moment, le commanditaire se retrouve déjà transféré au parquet de grande instance. Pour Mme Brigitte Botete, tous ces détournements au sein de sa localité sont favorisés par l’impunité, car les trois premiers détourneurs transférés à Mbandaka ont été mis en liberté provisoire. L’absence des autorités est déplorable, a-t-elle signalé. Aussi, les interpelle-t-elle à beaucoup plus de responsabilité.
Il y a lieu de signaler que ces détournements découragent davantage les enseignants d’autant plus qu’ils sont mal rémunérés. Les enseignants ont ce droit d’avoir un salaire adéquat leur permettant de subvenir à leurs besoins primaires et être en mesure de nouer les deux bouts du mois. Il ne faudrait donc pas qu’une grève se déclenche en cette année scolaire dont la rentrée est prévue pour le 1er septembre prochain...
Au moment où la confiance des enseignants au gouvernement se rétablit, les imposteurs surgissent pour récupérer l’enveloppe destinée à la paie des enseignants. Nous estimons qu’il faudra que l’autorité songe à confier ce type d’opération sensible soit aux mains du clergé de la place car ils disposent d’un réseau bien organisé , soit encore à défaut de banque que ces operations transitent par le canal des filiales de transfert d’argent avec obligation de compte pour chaque agent afin que le paiement individuel se fasse au guichet. Si-non, nous remarquons que ces délits à répétition sont souvent le fait de bourgades en provinces où il n’y a pas de structure bancaire.
Biayi Paola/L’Avenir
Last edited: 21/08/2008 17:52:06