Une jeune fille de 16 ans a fait une triste expérience dernièrement, pour s’être confiée à un charlatan afin d’évacuer la grossesse non désirée, la pauvre a vu ses trompes amputées. La procréation s’en trouve compromise à jamais.
Pas plus tard que la semaine écoulée, Fifi, une jeune fille habitant la commune de N’Djili, a perdu ses deux trompes. Compromettant ainsi ses chances de procréer. Le tout a commencé il y a trois mois quand Fifi, 16 ans, non autrement identifiée, après une aventure amoureuse, n’a plus revu ses menstruations. Voulant en avoir le cœur net, un test de grossesse révélera une vie en gestation dans son sein. La nouvelle a été apportée auprès de celui qu’elle pensait réellement être le père de l’enfant à naître. Malheureusement, comme c’est souvent le cas en pareils cas. M. Olivier, 27 ans. Électricien de son état, désigné comme l’auteur de la grossesse, niera le fait. Il affirmera ne rien savoir de cette grossesse.
Désemparée de se retrouver mère sans une promesse de mariage, Fifi s’est décidée de se lancer dans une aventure d’avortement criminel à quatre mois de la grossesse. Elle a rassemblé une somme de 80 dollars américains pour bénéficier des services d’un infirmier opérant dans une des polycliniques situées au quartier 8 de la commune de N’Djili.
Les 80 dollars encaissés, l’infirmier surnommé “ Dockta ya ba jeunes ” (Entendez: Docteur des jeunes) appliqué à la sale besogne. Après avoir “ tripoté ” sur le corps de la jeune fille, les choses se sont compliquées. Fifi a abondamment saigné. Paniqué, le charlatan n’a eu que le temps de prendre la poudre d’escampette, laissant derrière lui une jeune flue agonisante. Grâce a là vigilance de jeunes gens du quartier, Fifi sera transférée à l’Hôpital général de référence de Kinshasa. Les médecins ont sauvé sa vie, mais ses chances de procréer rendues nulles puisque ses trompes ont été sectionnées.
Remise de cette opération chirurgicale, Fifi réalisera alors la gravité de son acte. Non seulement elle a perdu pour toujours les chances de procréation, sa vie conjugale demeure hypothétique. Quel homme voudra prendre en mariage une femme dont l’avenir est scellé négativement en matière de progéniture ? Que ce cas malheureux serve d’exemple aux jeunes filles habituées à tricher avec les garçons.
(Milor)Ntshinti Ekansor/Le Potentiel
Last edited: 21/08/2008 14:40:08