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Bonjour | 02/12/2008 16:00 | English Make DC Home page | RSS feed

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L’on comptera bientôt des morts dans les hôpitaux que l’on aurait évités. La grève des médecins est effective. Dans dix jours, c’est la rentrée scolaire. Elle est hypothétique dans la mesure où les enseignants continuent à menacer. L’on attend la réaction du gouvernement. Le syndicat des médecins a mis sa menace à exécution. Depuis le lundi 18 août, les médecins ont rangé leurs blouses blanches dans des armoires. Ils protestent ainsi contre  “ l’insouciance du gouvernement à apporter des solutions à leurs revendications ”. Dans un premier temps, il s’agit d’une grève limitée de 14 jours, à reconduire tacitement si le gouvernement n’apporte pas de solutions positives. Peu importe la durée de cette grève. Toujours est-il que dès les pre­mières heures de cet arrêt de tra­vail, nonobstant certaines dispo­sitions prises pour s’occuper des malades dans un état grave, les effets se font sentir.

Quelques malades ont déserté les hôpitaux, et dans les prochaines heures, il ne serait pas surprenant de compter des morts. Des morts que l’on aurait pu évi­ter. Tout simplement parce qu’il ne s’agit point d’un fait nouveau. L’année passée et au début de cette année, les médecins avaient débrayé. Ils avaient ensuite sus­pendu leur grève en promettant de la reprendre si leurs revendi­cations ne sont pas prises en con­sidération. La menace vient d’être mise à exécution.

Réagissant à cette grève, le ministre de la Santé appelle au dialogue. “ Je souhaite que le partenaires sociaux du secteur de la Santé puissent développer vis-à-vis du gouvernement un degré de cofinance qui permettent de réaliser les convergences pour lesquelles il se battent ”, a-t-il dit. Le Ministre d’ajouter : “ des progrès ont été accomplis par la satisfaction de certaines réclamations. Notamment le paiement d’arriérés des primes, la décision de combler le manque à gagner sur les salaires des professionnels des médias”. Le deuxième point à accomplir et qui est en cours est la transposition des grades ac­tuels en utilisant la nomenclature du statut. Où, à en croire le syn­dicat des médecins, ces points n’ont pas trouvé satisfaction. C’est-à-dire que les primes n’ont pas été relevées, pas de primes des risques pour les médecins et ceux nouvellement engagés ne sont pas encore mécanisés.

Et comme toujours, le ministre évoque l’état des finances publiques et les efforts déployés par le gouvernement pour atteindre le point d’achèvement afin d’accéder au programme PPTE. (Sic). Arguments fondés ou pas, c’est qu’il n’y a jamais eu un point d’accord sur les revendications posées par les médecins ! Qu’ils aient décidé d’aller en grève. Ce n’est pas par mauvaise foi, mais pour une raison juste. Mieux, ils n’avaient nullement caché leurs intentions de dé­brayer à une date précise. Pour­quoi appeler au dialogue après coup ! La force d’un gouverne­ment réside dans sa capacité à étouffer dans l’œuf une grève, dit-on. Mais pas à la lais­ser devenir effective.

1er septembre : rentrée scolaire hypo­thétique

La partie ne s’arrête pas aux professionnels de la santé. Le front social, et toujours le so­cial, est déjà en ébullition avec les préalables des enseignants pour la reprise des cours. Ils con­ditionnent cette reprise au mois de septembre “ par le paiement uniforme des salaires à travers le territoire national et l’application du budget 2008 en faveur des enseignants ainsi qu’une prime comme celle accordée aux professeurs d’université ”.

A ce jour, aucun commu­niqué officiel de la part du gou­vernement pour apaiser les pa­rents que le nécessaire a été fait afin que la rentrée scolaire soit effective le 1er septembre. Bien au contraire, le communiqué du gouvernement relatif au paie­ment des frais scolaires n’est pas du tout respecté. Les parents qui se sont rendus dans des écoles sont surpris d’entendre un autre refrain. Alors que le gouverne­ment indique qu’il s’agit de 7.500 FC pour toute l’année scolaire, la plupart des écoles de la capi­tale affirment le contraire : ce montant représente un acompte. D’avis d’autres établissements, il faut payer la moitié de 130 Usd pour inscrire ou confirmer l’ins­cription. La confusion est totale avant que les parents paient tou­jours la grosse facture.

Si la menace des enseignants devenait effective, les Fonctionnaires et agents de l’Etat entreront dans la danse. Ce sera la paralysie de l’Administration centrale. Il n’est pas exclu que le secteur privé en fasse autant. L’application du SMIG pose déjà problème et plu­sieurs entreprises ne sont pas prêtes à exécuter les décisions du gouvernement.

La misère sociale: une bombe à retar­dement

Les regards sont donc tournés en direction du gouvernement. Il est un fait que cette situation sociale ne date pas d’aujourd’hui. Il est connu du gouvernement depuis deux ans. Apparemment, rien de positif n’aurait été décidé. Le gouver­nement qui a cru profiter de la “ période de grâce ” ne s’y est pas impliqué totalement dans la recherche des solutions satisfai­santes. Or, il se fait que plusieurs choses ont été dites, des promes­ses énoncées, des actions réali­sées dans d’autres secteurs. Le gouvernement risque d’être pris dans son propre piège.

Il n a qu’un seul argument à brandir la justification du plan d’exécu­tion du Budget 2008 afin que l’on comprenne pourquoi certaines promesses n’ont pas été tenues et s’il y a lieu de n’y pas croire, il se fait que plusieurs choses ont été dites, des promes­ses énoncées, des actions réalisées dans d’autres secteurs. Le gouvernement risque d’être pris dans son propre piège.

Pour éviter de tomber dans ce piège, des personnalités politiques et de la Société civile avaient déjà tiré la sonnette d’alarme. Le président du Sénat à l’ouverture de la session de mars, invitait le gouvernement à faire diligence dans le secteur social…A 26 jours de la prochaine rentrée parlementaire, consacrée essentiellement au dépôt du projet du Budget 2009, le gouverne­ment a déjà du pain sur la planche.

(Th)

Le Potentiel

Last edited: 20/08/2008 17:54:14

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