Un groupe de gens, soit un échantillon de musiciens improvisés, ne sont visibles sur les planches que lors des kermesses.
Le business et la sape ont toujours accompagné l’art musical, disent souvent les musiciens congolais. Cependant, il y a lieu de compter actuellement de nombreuses gens qui s’improvisent artiste- musiciens afin de jouir de divers avantages face à des interlocuteurs déjà contaminés par leur musique.
Ainsi, grâce à cette certaine popularité leur accordée par un public corrompu, ils versent dans le commerce, dans l’anonymat, pour certains, et au su de tous, pour d’autres. Il n’est nullement interdit à un artiste de concrétiser ses projets d’investissements mais seulement ne faudrait-il pas faire la part des choses entre la musique et le commerce ainsi que d’autres facteurs liés à l’art d’Orphée ? Qui est musicien et qui ne l’est pas ? Qui fait le fanfaron en se faisant passer pour un musicien ? Autant de questions dont les réponses choqueront plus d’un.
Au regard de ce qui précède, il se dévoile diverses raisons du recul de la musique congolaise sur le plan continental.
Un groupe de gens, soit un échantillon de musiciens improvisés, ne sont visibles sur les planches que lors des kermesses. Dans les villes occidentales où ils ont élu domicile, ils ne se produisent quasiment pas. Ils sont au contraire plongés dans diverses besognes en vue de la survie de leurs familles. Pire sont ceux qui se plaisent dans le vestimentaire et qui n’hésitent pas à débourser des sommes énormes pour des fringues de haute couture. Mais, il y a aussi de ceux-là qui accompagnent leurs talents au vestimentaire pour se mettre à l’ère du temps. Question de vedettariat !
Il y a lieu, à cet effet, de se poser la question de savoir où se procurent-ils tous ces revenus d’autant plus que leurs oeuvres ne font pas l’objet d’une quelconque commercialisation ? Une question bien ennuyante à laquelle nombreux d’entre eux, se réserveront de donner une réponse.
Qu’à cela ne tienne, la face B de cette catégorie de musiciens est dévoilée en Europe où ils sont l’objet de diverses critiques que nous nous taisons. Malheureusement, c’est un phénomène qui se radicalise dans le giron musical congolais. Il faut prendre garde pour faire rayonner la musique congolaise au firmament des musiques du monde.
Pour cela, il faut des musiciens qui produisent un son agréable à l’oreille, lequel adoucit véritablement les moeurs. A bon entendeur, salut !
(Milor)Bob Ambongo/Uhuru
Last edited: 20/08/2008 18:58:16