Retombées des états généraux des mines en RDC dont les assises s’étaient tenus à Kinshasa cinq mois auparavant : les experts se penchent sur le suivi de ces travaux en examinant l’application des recommandations à caractère urgent qui y furent formulées.

Cinq mois après la tenue au mois de mars 2008 à Kinshasa des Etats généraux des Mines, l’heure est à l’exécution des recommandations et des résolutions formulées par les participants venus de tous les coins du pays. C’est le sens des travaux de la première session du Comité de suivi des recommandations des Etats généraux des Mines qu’organise le ministère des Mines depuis hier dans l’Amphithéâtre de l’Institut supérieur pédagogique (Isp) de la Gombe.
Durant une semaine, soit du 18 au 23 août 2008, il s’agira pour les différents experts d’examiner toutes les recommandations à Caractère urgent. Pour ce faire, ce comité de suivi créé par l’Arrêté ministériel du 0299/CAB./M(NES/01/2008 du 20 mai 2008 a eu pour missions, notamment d’étudier et de proposer au Ministre des Mines des mesures concrètes pour rendre exécutoires les recommandations des Etats généraux des Mines d’évaluer une fois le trimestre, le niveau d’exécution desdites recommandations de programmer des réunions de concertations et d’harmonisation entre le Ministère des Mines et les autres Ministères d’une part, et entre le Ministère des Mines et les Services ou organismes, d’autre part, pour l’exécution desdites recommandations.
Le Ministre des Mines, Martin Kabwelulu qui a ouvert ces assises a tenu à rappeler qu’il a fallu procéder à une évaluation de toutes les recommandations prises. C’est ainsi qu’au terme de ces travaux, le secteur minier bénéficiera d’un autre support tout aussi important pour son développement. Et d’ajouter, “cette activité est combien louable dans la mesure où la République Démocratique du Congo tout entière compte énormément sur l’apport du secteur des Mines dans l’économie du pays “.
En sa qualité de Secrétaire Générales Mines, M. Christophe Kanionio Matuku avait auparavant fait un rappel sur les objectifs principaux des Etats généraux des Mines qui étaient l’évaluation de l’application de la loi 007/2002 du 11 juillet 2002 portant Code Minier, six ans environ après sa promulgation afin de constater et déceler les lacunes et les faiblesses éventuelles en vue de proposer des mesures correctives avec le concours de tous les acteurs et intervenants du secteur minier, analyser la perception d’une partie de la population congolaise selon laquelle le Code miner de la RD Congo constitue dans certaines de ses dispositions, le soubassement des pillages des ressources minières du pays ; constater, contrairement aux espoirs attendus par l’Etat et la population que l’application du Code minier n’a pas contribué ni à la réduction de la pauvreté en RD Congo en général et dans les zones de production en particulier, ni moins encore à la croissance économique et ni, enfin, à la maximisation des recettes provenant de l’exploitation minière.
Prennent part à cet atelier important, les experts des Ministères des Finances, du Budget, de l’Economie nationale et ceux de l’Environnement aux côtés de leurs collègues des Mines. A noter également que d’autres experts sont venus du CTCPM, Cadastre Minier, de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), de l’Office des Douanes et Accises (OFIDA), de la Direction Générale des impôts (DGI), de la Direction Générale des Recettes Administratives et Domaniales (DGRAD) et de l’Office Congolais de Contrôle (OCC).
(Th)José Babia/Uhuru
Last edited: 19/08/2008 17:00:49