Digitalcongo.net 3.0

Home
Bonjour | 02/12/2008 14:29 | English Make DC Home page | RSS feed

Actualite RDC

International

Services

NEWSLETTER 'Basango'
CONNEXION Nom d'utilisateur Mot de passe Rappellez-moi | Vous avez oublié votre mot de passe? | Déjŕ inscrit?
Des abus sexuels commis surtout en Côte d’Ivoire, en RD Congo et en Haïti. Les petites victimes ont parfois à peine 6 ans d’âge. A la suite des résultats de la récente enquête interne imputant des actes d’exploitation sexuel­le aux membres d’une des unités de maintien de la paix du contingent indien à l’Est de la RD Congo, le Secré­taire général de l’Onu, Ban Ki-moon, a tapé du poing sur la table : “  des mesu­res disciplinaires les plus graves devraient être pri­ses dès que possible contre leurs auteurs ”. Cependant, de nombreux activistes des droits de l’homme, dont l’Ong international “ Save The Children ”, élèvent déjà la voix pour dénoncer l’im­punité des abus sexuels commis par les soldats de l’Onu et les travailleurs hu­manitaires.

Ainsi, la semaine dernière, Save The Children restitue, dans son rapport, le viol infligé à Elisabeth, une Ivoirienne- de 12 ans, par 10 Casques bleus. Ils m’ont attrapée, jetée à ter­re, violée l’un après l’autre. Je voulais m’enfuir, mais ils étaient dix. J’étais terri­fiée. Quand ils ont terminé, ils m’ont abandonnée là, baignant dans mon sang... ” témoigne Elisabeth qui n’avait que 12 ans, en juin dernier, lorsque son chemin a croisé celui des Casques bleus pakistanais. Pour son plus grand malheur, les sol­dats de l’ONU effectuaient une mission de “  maintien de la paix  en Côte d’Ivoire. Dans le village de la fillette, signale Save The Children, on affirme que les militaires n’ont jamais été inquiétés.

RD Congo, Haïti, Côte d’Ivoire sexe contre nourriture

Le récit boulever­sant d’Elisabeth n’est qu’un de nombreux témoignages recueillis par l’ONG britannique “ Save The Children ” au cours des douze derniers mois. A en croire le rapport publié le jeudi 14 août dernier, des abus sexuels sont commis régulièrement par des Casques bleus, mais aussi par des travailleurs humanitaires.

Il ne s’agit pas tou­jours de viols. Affamés, des enfants sont contraints de vendre des faveurs sexuel­les contre de la nourriture ou du savon dans des zo­nes dévastées par la guerre ou des catastrophes na­turelles. Surtout en Côte d’Ivoire, en RD Congo et en Haïti. Les petites victimes ont parfois à peine 6 ans ! Notre enquête met au jour les actes ignobles d’un petit nombre de personnes qui abusent les enfants les plus vulnérables au monde, qu’ils sont supposés proté­ger, dénonce à Londres la directrice de Save The Chil­dren, Jasmine Whitbread. L’Ong affirme qu’on trouve de tels “  prédateurs ” dans toutes les organisations.

L’Afrique à vendre ?

Dans la foulée, Save The Children estime que les politiques de “ tolérance zéro ” n’ont pas été tradui­tes sur le terrain. L’impunité serait totale. C’est pourquoi elle appelle d’urgence les acteurs internationaux à faciliter le dépôt de plaintes afin de pouvoir sanctionner sévèrement les coupables  et apporter un soutien aux victimes...

Déposer plainte ? Mais la plupart des victimes ne le feront jamais ; les  abuseurs sont ceux dont elles dépendent pour se nourrir ”, objecte un humanitaire onusien sous le couvert de l’anonymat. La vérité, c’est qu’il faut être extrêmement solide pour faire ce boulot. Vous n’imaginez pas comme la tentation est forte. Le continent noir est si vulnérable…Toute l’Afrique est à vendre ! Dans les zones d’intervention internationale, les gens sont trauma­tisés. Les pires abus sont commis à l’intérieur même des familles et des commu­nautés. Il n’y a plus ni bien ni mal. Alors si les Casques bleus n’ont pas une sérieu­se formation aux droits de l’homme, s’ils n’ont pas été choisis pour leur droiture, s’ils ne sont pas régulièrement envoyés en “ décom­pression" dans une grande ville où ils peuvent accéder à la prostitution “  légale ”, alors certains succombent à leurs pires fantasmes.

“ Quant aux huma­nitaires, ne les croyez pas à l’abri de leurs pulsions ” poursuit notre interlocu­teur. “  Les internationaux gagnent 15 à 20 fois plus que leurs collègues locaux, qui comptent pour 90 % des employés. Ceux-ci sont recrutés au sein de cette population traumatisée. Ils sont engagés sur des con­trats de courte durée. L’ave­nir n’est jamais assuré. Pour beaucoup, la motivation hu­manitaire est secondaire, la corruption banalisée est le vice à portée de main. Voilà les problèmes à résoudre. Il serait temps de les affron­ter".

(Th)

Tshieke Bukasa/Le Phare

Last edited: 19/08/2008 16:00:36

Avenue Kabasele Tshiamala No 21 (Ex. Avenue Flambeau No 4)
Kinshasa/Gombe, RD Congo
E-mail: lettres@digitalcongo.net, relapub@digitalcongo.net
Tel.: +2438941010; Fax.:+1 801 665 1067