Antipas Mbusa Nyamwisi, ministre congolais des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, a déclaré que la République démocratique du Congo n’est pas encore prête à participer activement à cette coopération multisectorielle.

Lors de sa 28ème session à Johannesburg, la SADC a lancé la zone de libre échange. Selon le ministre congolais des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, la RDC sollicite un moratoire avant l’application de ces accords qui facilitent la circulation des personnes et des biens dans les pays membres.
Mbusa Nyamwisi indique que la RDC n’est pas encore prête à participer activement à cette coopération multisectorielle : “ Le Congo ne va pas prendre le train à ce stade, et d’autres pays comme l’Angola aussi, pour la simple raison que nous avons des reformes internes qu’il faut mener pour pouvoir mettre notre économie à niveau et soutenir les conséquences de cette libre échange. Nous restons, néanmoins, membres de ce processus parce que nous allons négocier un moratoire qui nous permettra de pouvoir suivre le pas des autres légèrement après. ”
Et de préciser en termes de temps : “ Tout dépend des reformes qui sont menées sur le plan interne ”. A une question de savoir si la RDC n’a rien à offrir à d’autres pays, Mbusa Nyamwisi ajoute : “ Certes, elle produit, mais le niveau de production est encore assez faible pour de raisons diverses. Nous avons une économie qui doit se construire. Face à cette position de la RDC, les opérateurs économiques ont des avis partagés. Certains pensent que l’application de la zone de libre échange est profitable pour faciliter l’importation des biens et services.
Implications
Tandis que Mbuku Mbumba, président national de la Fédération nationale des petites entreprises du Congo, se dit plus pragmatique au regard de la production insuffisante du pays en produits finis qui ne remplissent pas les normes internationales. Selon le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Mbusa Nyamwisi, la zone de libre échange est un plan stratégique de développement de la sous-région. La 28ème session de la SADC révèle que les accords de la zone de libre échange permettent de supprimer à “ 85% les taxes douanières. Toutefois, l’objectif est d’atteindre les 100% en 2012.
La SADC vise également la création d’une union douanière d’ici 2010, d’un marché commun d’ici 2015, d’une union monétaire en 2016 et d’une monnaie unique d’ici 2018. En outre, les opérateurs économiques estiment que cette intégration régionale nécessite une compréhension des procédures d’importation et d’exportation. Les producteurs locaux qui alimentent le marché devront faire face à de nouveaux produits concurrents. Ce qui sous-entend une compétitivité des prix sur le marché, pour le bonheur du consommateur qui profitera d’une large gamme de produits. Les producteurs se retrouveront devant une concurrence renforcée et seront obligés d’améliorer la qualité de leurs services.
Par ailleurs, les dernières statiques montrent que la SADC représente un potentiel de près de 200 millions de consommateurs.
(Milor)Radiookapi/Le Potentiel
Last edited: 19/08/2008 15:13:41