Deux semaines avant la rentée scolaire 2008-2009 fixée au 1er septembre, autorités urbaines, syndicales des enseignants et autorités administratives du secteurs de l’éducation se sont retrouvés autour d’une même table pour lever certaines options.

Au terme de deux jours de travaux, toutes les parties ont convenu sur un certain nombre de choses pour ne pas hypothéquer la prochaine rentrée scolaire.
Il ressort de ces concertations que les frais scolaires 2008-2009 pour les établissements à caractère public oscillent entre 7.500 et 20.000 FC. Selon les clauses de toutes les parties, les parents payeront 7.500 FC pour chaque enfant appelé à fréquenter l’enseignement public maternel ou primaire et 20.000 FC pour les élèves admis dans un établissement d’enseignement technique.
Cependant, il se dégage de ces assises que le coût du minerval annuel au sein des établissements secondaires est de 15.000 FC. Satisfait des retombées de la rencontre entre les autorités urbaines et les représentants des enseignants au niveau de Kinshasa, André Kimbuta souhaite voir les éducateurs des écoles publiques reprendre le travail dès le premier jour de la rentrée pour se conformer au calendrier scolaire fixé par le pouvoir central. Il promet également de résoudre à 80% les principales revendications des enseignants.
Entre autres le paiement des arriérés de prime de transport pour l’année 2007, la prise en charge des frais funéraires pour les enseignants, la signature d’un contrat de travail et l’application du SMIG au sein des établissements d’enseignements privés. La commission urbaine de l’enseignement primaire, secondaire et professionnel, cadre de concertation regroupant les autorités de Kinshasa et partenaires de l’éducation, s’insurge, par ailleurs, contre certaines pratiques auxquelles les gestionnaires des écoles publiques se livrent.
Notamment la vente des fournitures scolaires à des prix supérieurs à ceux du marché ainsi que la perception des frais illicites. Position soutenue par l’Eglise catholique qui gère un nombre important des écoles dans la capitale congolaise qui s’est déjà prononcée à ce sujet. Initiées par le gouverneur de la ville à travers la commission urbaine de l’éducation, ces concertations ont bénéficié de l’expertise de la ministre provinciale en charge de l’information, éducation, condition féminine et famille, Thérèse Olenga Katonda.
(Th)Rachidi Mabandu/Forum des As
Last edited: 15/08/2008 15:25:30