Dans un communiqué de presse publié lundi 11 août 2008, la Mission des Nations Unies au Congo (Monuc) a déclaré que les élections locales en RDC se tiendraient durant le premier trimestre de 2009.

Le directeur de la division électorale de la Monuc, Carlos Valenzuela a reconnu qu’en RDC, il existe des défis sérieux en termes de ressources et de manque d’infrastructures. Mais nous constatons qu’il y a une volonté politique d’avancer et d’organiser les élections locales aussitôt que possible ”, a-t-il avisé.
Selon des experts de la Monuc, le montant nécessaire pour l’organisation des élections locales en RDC se chiffre à environ 160 millions de dollars américains. Reste à savoir si la communauté internationale sera disposée à débloquer cette somme pour soutenir ce scrutin.
Selon des experts, l’organisation des élections dans le pays est également une affaire coûteuse, ils rappellent que les élections de 2006 ont coûté 500 millions de dollars. “ Et nous estimons que le budget des élections locales sera moins élevé, mais toujours important et qu’il doit atteindre 160 milliards de dollars américains a-t-il expliqué.
L’expérience de la CEI
Selon les membres de la Commission électorale indépendante (CEI), la communauté internationale est très engagée dans le processus de soutien à la tenue des élections locales. “ Mais c’est un processus où graduellement les autorités locales auront elles-mêmes plus de responsabilité. Par exemple, au début du processus précédent, la Commission électorale indépendante (CEI) n’était pas encore en place, il fallait donc commencer à partir de zéro. Alors que maintenant nous avons une Commission électorale qui a beaucoup d’expérience et qui a fait montre d’une capacité considérable a déclaré un expert de la Monuc.
Selon Carlos Valenzueta, l’organisation des élections locales sera plus compliquée que celle de l’élection présidentielle qui a eu lieu en juillet et en octobre 2006, sous l’égide des Nations Unies. “ Les élections locales sont beaucoup plus compliquées pour des raisons techniques et opérationnelles. Le nombre de circonscriptions électorales est plus nombreux. Ce qui complique les préparations logistiques. Le nombre de candidats est également multiplié par dix et les operations d’inscription de candidats sont beaucoup plus difficiles.
Concernant le calendrier précis pour l’organisation et la tenue des élections locales, il appartient à la Commission électorale indépendante (CEI) de l’élaborer.
La Monuc et d’autres organisations internationales entendent travailler en synergie avec la Commission électorale indépendante, y compris sur le plan de la planification pour la tenue de ce scrutin. Et pour des raisons sécuritaires et électorales, toutes les parties restent d’avis qu’il serait mieux que les élections locales se tiennent la même journée.
Tout compte fait, l’organisation des élections locales sera un défi majeur à relever. Du fait que les élections locales sont plus compliquées à organiser, pour des raisons techniques et opérationnelles.
Toutefois, beaucoup d’observateurs croient que l’expérience de la CEI en matière électoral et l’appui tant financier que matériel de la communauté internationale sont des facteurs déterminant à la bonne organisation de ce scrutin du reste très attendu par la population congolaise.
(Ern.)Luc-Roger Mbala Bemba/L’Observateur
Last edited: 15/08/2008 14:59:02