L’Afrique du Sud qui est aujourd’hui la locomotive de la SADC n’entend pas lésiner sur les moyens pour que la mise en place de la zone de libre échange conduise effectivement à l’intégration régional.

Les chefs d’Etat de pays de la Communauté économiques de Etats d’Afrique australe (SADC) se réuniront à partir de demain samedi 17 août 2008 à Johannesburg en Afrique du sud, dans le cadre d’une rencontre visant redynamiser les activités de cette organisation sous régionale.
Les dirigeants doivent en principe lancer la zone de libre échange de la SADC, avec des conditions particulières pour la République démocratique du Congo, le Malawi et l’Angola. Mise en place progressivement depuis janvier 2008, la zone de libre échange de la SADC a permis de supprimer 85% des taxes douanières (l’objectif visé c’est d’atteindre 100% d’ici 2012) dans presque toute la région.
“ Le point fort du sommet est l’intégration, avec le lancement de l’accord de libre-échange. La création de cette zone de libre échange constitue le premier jalon de l’intégration régionale au sein de la Sadc ”, a déclaré le ministre sud-africain des Affaires étrangères Nkosazana Diamini Zuma.
Elle a poursuivi que l’accord de libre-échange devra faciliter davantage la libre circulation des personnes et des biens, favoriser le commerce frontalier et en même temps créer la croissance et la richesse dans la sous-région.
L’Afrique du sud qui est aujourd’hui la locomotive de la Sadc n’entend pas lésiner sur les moyens pour que la mise en place de la zone de libre échange conduise effectivement à l’intégration régionale.
“ La Sadc doit devenir dans les prochaines années une zone prioritaire de développement en Afrique et dans le monde ”, a déclaré le ministre sud-africain des Affaires étrangères lors des travaux ministériels qui précèdent le sommet des Chefs d’Etat.
La dynamique de la paix en RDC
Selon Macame Nkosazana Diamini Zuma, outre intégration régionale, les dirigeants de la Sadc vont également se pencher sur la fragile situation politique en République démocratique du Congo où le processus démocratique amorcé après les élections de 2006 connaît quelques turbulences, notamment avec l’instabilité dans l’Est provoquée par la présence des interamwes et des autres forces négatives. Les chefs d’Etat de la SADC vont réaffirmer leur soutien au Plan Amani et aux accords de paix conclu à Goma, en janvier 2008 et à l’accord de Nairobi signé entré la RDC et le Rwanda en novembre 2007.
La situation politique au Zimbabwe, au Malawi et au Lesotho figureront aussi au centre des débats, ainsi que les tensions sociales en Afrique du sud où des violences xénophobes ont fait, selon des sources officielles, 62 morts en avril, mai et juin 2008.
Les dirigeants de la SADC sont donc déterminés à passer à la vitesse supérieur pour relancer l’activité économique dans la sous-région, avec notamment la suppression des barrières douanières, grâce à la création de la zone de libre échange. Un défi qui doit être relevé du fait qu’en 2010, l’Afrique australe, en l’occurrence la SADC sera à l’honneur avec l’organisation de la phase finale de la coupe du monde de football. Evénement planétaire qui devrait attirer en Afrique des milliers de touristes et visiteurs venus de tous les coins de la planète. La coupe du monde sera, selon plusieurs spécialistes, une occasion pour les pays de la SADC en général, l’Afrique du sud, en particulier de réaliser d’énormes bénéfices et de créer de la richesse.
(Ern.)Luc-Roger Mbala/L’Observateur
Last edited: 15/08/2008 14:49:34