Et le mystère qui entoure le message radio de la police dont le sous-commissariat du point chaud n’avait pas émis, mais qui curieusement lui est parvenu du camp Lufungula.

Pire, même après le lancement du message d’incident sur St Luc, le secteur répondait que tout était calme, alors que des heures plus tard, une autorité trouvait la mort devant la sous-station Snel. Le comble a été atteint lors de la comparution du policier commis à la surveillance des installations de la Snel du lieu du crime. Le brigadier Landu présent sur le lieu, a avoué qu’il dormait et ne s’était réveillé qu’à la fin des coups de feu. Sa réaction ? Ne sachant qui tirait dehors, il avait préféré se terrer dans le bureau. C’est le matin que l’opérateur Boyika de la Snel également de garde, avait aperçu un attroupement des badauds devant les installations de la Snel.
Le chauffeur Ngoma enfonce Kadi
Au bout de ce ballet des renseignants, un chauffeur de taxi a comparu devant les juges militaires. Ce conducteur ramenait, une nuit, son client Joël à son domicile dans le quartier Upn. Sur l’avenue Masikita, devant de grosses pierres sur la chaussée, il avait pressenti le danger. Dès que sa voiture Mitsubishi s’était approchée de cette barrière, trois ombres humaines portant des imperméables militaires avaient surgi des herbes en tirant sur l’engin. Heureusement, sans aucune perte en vies humaines.
Ngoma était allé se plaindre auprès d’un poste de police qui avait dépêché un adjudant et deux policiers pour neutraliser les malfaiteurs. La voiture était revenue dans le secteur où Kadi et consorts traînaient encore. Cette fois, dès qu’il avait pressenti un mouvement suspect, raconte le chauffeur Ngoma, Kadi avait reculé et tiré un coup de feu sur le pare-brise. Aussitôt l’adjudant avait tiré sur lui. Ses comparses avaient détalé, pendant que Kadi s’évanouissait dans la nature.
Avec des renforts venus de Delvaux, le quartier avait été quadrillé. C’est ainsi que des policiers avaient surpris Kadi en train de nettoyer sa blessure par balle. Et cela après avoir menacé sentinelle d’un dépôt bois pour lui indiquer un centre médical proche.
Dans les parages, on avait récupéré son arme, sa cagoule et son imperméable maculés de sang.
Interrogé pour connaître sa réaction, Kadi comme à l’accoutumée, a déclaré ne connaître ni le chauffeur, ni la Mitsubishi, ni même ses premiers aveux devant le colonel Kanyama. Que faisaient-ils à Binza ? Sa réponse relève d’un humour caustique. “ Nous identifions les ” “ retardataires ” “ en route pour leurs maisons et leur exigeons de l’argent ”, a-t-il lâché sans état d’âme. Et le ministère public de s’enquérir davantage sur cette mission. Qui êtes-vous pour remplir cette mission ? Incroyable réponse de Kadi : des soldats du Congo. Et de quelle unité ? De la Garde républicaine, devait-il répondre. C’est sur ces réponses qui cadrent avec sa logique de tout nier en bloc, que l’audience de mardi dernier a pris fin à 17h15.
(Milor)J.R.T./Le Phare
Last edited: 14/08/2008 17:57:02