Les autorités de l’Enseignement primaire, secondaire et professionnel viennent, en dépit de toute la froideur qui l’entoure, d’annoncer la reprise des cours au 1er septembre prochain.

Malgré cette annonce, des grincements de dents se font bruyamment entendre du côté des parents d’élèves qui n’en reviennent toujours pas la cause de leur morose situation sociale ne les ayant nullement permis de se procurer la moindre fourniture ou parvenus à payer d’autres frais y afférents.
Dans ce mécontentement généralisé, ils confirment n’être pas encore prêts pour reconduire leurs rejetons sur les bancs de l’école.
Un report serait le bienvenu dans l’attente de… pour ceux qui ont encore l’occasion de travailler, d’être payer dans une exigence à formuler auprès de leurs employeurs. Quant aux autres, ils chercheront à s’arracher les cheveux afin d’attraper, çà et là, ne fut-ce qu’un petit rien.
Cet hallali est le même manifesté du côté des vendeurs des intrants scolaires. Ceux-ci déclarent à qui voudraient les entendre parler que par manque de sonnantes et trébuchantes auprès des parents, ils n’arrivent pas à vendre. Ils sollicitent, comme les parents, une intervention vigoureuse du gouvernement provincial qui devra peser de tout son poids pour favoriser la paie de ces concitoyens qui ne savent pas à quel saint se vouer pour le moment.
Un autre son de cloche part du côté des Syndicats des enseignants du Congo( Syeco) et Syndicat national des enseignants catholiques (Synecat) qui refusent totalement de diffuser sur la même longueur d’onde avec les autorités du ministère de tutelle.
Etant donné que rien n’a été fait pour s’acquitter comme il se doit de leurs charges vis-à-vis des enseignants en ce qui concerne plus précisément leurs salaires, aucun mouvement d’enfant en direction de différentes écoles ne sera observé à la date prévue. Aussi, est-il nécessaire de rappeler la mise en application de Smig annoncé tambour battant, mais dont l’application ressemble à un château construit en Espagne, à un cauchemar.
Pour les responsables de ses deux syndicats, la lutte continue. Ils saisiront purement et simplement la balle au bond afin d’arracher ce dont à quoi ils ont droit auprès de leur ministère de tutelle. Le contraire appellera la nuit la plus longue dans l’histoire de l’enseignement en République démocratique du Congo.
Contrastant et à les entendre parler, les chefs de pools de l’enseignement dans les quatre districts de la capitale ne voient aucun inconvénient quant à la reprise de cours à la date retenue dans la grille officielle.
C’est là où pour les élèves, les romains s’empoignèrent. Car responsables de l’enseignement, parents d’élèves, vendeurs des intrants scolaires et syndicats attendent impatiemment le jour “ J ” pour voir de quel côté se penchera la balance. Wait and see.
(Ern.)Marcel Masani/Le Palmarès
Last edited: 14/08/2008 16:56:12