Les lampions se sont éteints mercredi sur le 1er Congrès national du pétrole, Gaz et Exposition (COPE1) organisé du 11 au 13 août dernier sous l’égide du ministre des Hydrocarbures en partenariat avec l’APPA (Association des Producteurs du Pétrole).

La cérémonie de clôture intervenue hier au Grand Hôtel/Kinshasa constitue l’aboutissement de trois jours des travaux (du 11 au 13 août) pendant lesquels les participants se sont penchés sur l’avant-projet du Code des hydrocarbures aux fins de son adaptation aux réalités du pays. Ce Congrès organisé en prélude de la réunion ordinaire du Conseil des ministres et du Comité des experts de l’APPA prévue en 2010, aura posé les jalons en prévision de l’émergence d’une politique pétrolière nationale plus incitative et orientée vers l’accroissement des capacités productives du pays.
Dans son mot de circonstance, le ministre Lambert Mende s’est félicité du résultat obtenu qui, a-t-il déclaré, paraît proche des objectifs escomptés. Même satisfecit pour le représentant de l’APPA qui s’est dit édifié par la qualité des débats tout en stigmatisant la disponibilité de son organisation à soutenir des démarches du genre tendant, à mettre en synergie des actions significatives entreprises dans le secteur. Du rôle de l’entreprise pétrolière nationale comme instrument de la politique du gouvernement à la géologie aux potentialités de la Zone d’intérêt commun Angola-Rdc en passant par la fiscalité pétrolière et la problématique des biocarburants (pour ne citer que ces quelques thèmes), les participants ont survolé tous les aspects liés à l’évolution – lente mais sûre – des hydrocarbures au Congo.
Quelques résolutions ont été prises hors de ces assises. Il s’agit, entre autres, de : - former des experts nationaux dans l’explo-production ; - créer un grand laboratoire spécialisé dans les hydrocarbures et les matières connexes ; - financer des stocks stratégiques ; - renforcer des capacités productives de la Cohydro ; - sécuriser les pipelines ; - relancer les négociations sur la délimitation des frontières, entre la Rdc et l’Angola ; - délimiter la ZIC ; - mettre en place une politique pétrolière ; - favoriser la promotion des investissements par l’amélioration du cadre juridique des affaires etc. Nous y reviendrons.
Lambert Mende veut revisiter les interventions sociales des entreprises
L’un des sujets à l’ordre du jour du premier congrès national sur le pétrole, portait sur le social. Le ministre congolais des Hydrocarbures, Lambert Mende Omalanga l’avait annoncé mardi dernier à la cérémonie d’ouverture. Les populations des zones de production pétrolière se plaignent le plus souvent de voir les compagnies pétrolières tirer de gros bénéfices de l’exploitation, sans pour autant s’investir dans l’amélioration de leurs conditions sociales, notamment sur le plan de la santé et de la formation des jeunes, rapporte radiookapi.net
Le ministre Mende Omalanga a parlé spécifiquement du genre d’interventions attendues de ces entreprises en faveur des populations locales “ Nous pensons qu’il y a moyen de revisiter, de retirer peut-être un surplus de la fiscalité pétrolières, pour charger la société pétrolière elle-même, sur terrain, de faire beaucoup plus qu’elle ne fait jusqu’à présent, de sorte qu’il y ait beaucoup plus d’interventions, pas sociales, maintenant on doit se diriger dans le développement dans sa conception intégrale. Il y a les infrastructures, les routes, les ponts, qui sortent du social dans le sens strict du terme. Ce congrès a pris fin hier mercredi à Kinshasa.
(Th)AD/Uhuru
Last edited: 14/08/2008 16:54:01