Digitalcongo.net 3.0

Home
Bonjour | 02/12/2008 12:15 | English Make DC Home page | RSS feed

Actualite RDC

International

Services

NEWSLETTER 'Basango'
CONNEXION Nom d'utilisateur Mot de passe Rappellez-moi | Vous avez oublié votre mot de passe? | Déjŕ inscrit?
Compte tenu du report des élections urbaines, municipales et locales pour 2009, la Commission Nationale Electorale Indépendante (CENI) vient de lever l’option d’actualiser son fichier électoral établi en 2006. Cette institution avoue elle-même que les statistiques des operations d’identification et d’enrô­lement établies en 2006 sont largement dépassées compte tenu du taux important des morts, des personnes déplacées, des majeurs non enrôlés, des “ nouveaux majeurs ” enten­dez les jeunes compatriotes âgés à l’époque de 15, 16, et 17 ans - des “ réfugiés ” et Congolais de la diaspora de retour au pays après le délai-butoir d’enrôlement. Il y a aussi des millions de compatriotes ayant perdu leurs cartes d’électeurs et à qui devraient être déli­vrés des duplicata.

En fait, la CEI devrait pratiquement reprendre à zéro l’identifica­tion et l’enrôlement de futurs électeurs appelés à prendre part au vote des maires des villes et leurs adjoints, des bourgmestres et leurs adjoints, des chefs des sec­teurs et leurs adjoints.

Pourquoi recenser ?

Nombre d’observa­teurs pensent que pour un toilettage sérieux du fichier électoral jugé actuellement caduc, il aurait été de bonne politique de recenser carré­ment la population congo­laise, de manière à savoir qui est Congolais et qui ne l’est pas. On sait qu’en 2006, beaucoup d’étrangers avaient acquis, de manière automatique et par effrac­tion, la citoyenneté congo­laise moyennant espèces sonnantes et trébuchantes C’est l’occasion ou jamais de mettre au point, au ni­veau des services d’Etat civil et d’habitat des com­munes, territoires, secteurs, quartiers et chefferies,: un dispositif de tamisage des personnages répondant aux critères de jouissance de la nationalité congolaise.

La Commission Elec­torale Indépendante pour­rait ainsi corriger certaines faiblesses, notamment la pratique consistant, pour un compatriote “ sans papiers ”, de se faire accompagner de cinq témoins dans un bu­reau d’identification et d’en­rôlement pour attester de sa qualité de Congolais. Quoi donc de plus facile pour un expatrié désireux de se faire passer  un fils ou une fille de ce pays que de soudoyer, à peu de frais, cinq Congo­lais authentiques, dans no­tre société où la corruption est érigée en système ? En conséquence à la faveur des opérations d’identification et d’enrôlement orchestrées par la CEI, des milliers d’Angolais, des Congolais de Brazzaville, de Rwandais, de Burundais d’Ougandais, de Zambiens, de Sénéga­lais, de Camerounais et autres Africains et Expatriés à la peau noire ont tran­quillement pris le bateau  réservé aux Congolais authentiques. Un recomp­tage sérieux de notre po­pulation s’impose si la CEI veut que le fichier électoral ne soit pas sujet à contestation, comme c’était le cas en 2006.

Et si on ne recensait pas...

Notre pays a besoin d’un recensement général. Et celui-ci devrait interve­nir le plus tôt possible. Si on ne recensait pas, le flou va continuer à persister au sujet du chiffre global de 60 millions de Congolais, le­quel ne repose sur aucune donnée scientifique depuis les années 80, ce sont les politiciens qui ont multiplié des projections  politiques  pour estimer la taille de notre population à ce palier. A ce jeu-là, il ne serait pas étonnant d’appendre, d’ici cinq ans, que la République Démocratique du Congo a dépassé le cap de 100 mil­lions d’habitants, sa popu­lation ayant stagné autour de 60 millions d’âmes de­puis la chute, en mai 1997, du régime Mobutu.

Si on ne recensait pas, des milliers d’étrangers devenus Congolais par fraude vont en reproduire d’autres, au point qu’au lieu de quelques milliers de faux Congolais aujourd’hui, on va en comp­ter des millions dans les dé­cennies à venir. Est-ce que le pays a besoin de voir sor­tir du néant à l’image des Tutsi et Hutu congolais “ fabriqués ” au Dialogue In­tercongolais, de nouvelles ethnies congolaises ayant pour géniteurs des textes politiques ? Il appartient à la CEI de donner à tous les patriotes jaloux de l’identité congolaise la preuve de sa volonté de ne pas favoriser un nouveau bradage de la nationalité congolaise, vou­lue jusque-là “ une et exclu­sive ” par le Constituant.

(Th)

Kimp./Le Phare

Last edited: 14/08/2008 16:34:26

Avenue Kabasele Tshiamala No 21 (Ex. Avenue Flambeau No 4)
Kinshasa/Gombe, RD Congo
E-mail: lettres@digitalcongo.net, relapub@digitalcongo.net
Tel.: +2438941010; Fax.:+1 801 665 1067