Judicieuses recommandations de l’Ong congolaise Lutte majoritaire avec de hautes initiatives pour la promotion de l’agriculture (Lmpa) dans le cadre de la campagne de lutte contre la crise alimentaire mondiale face à laquelle la RDC est appelée à faire face suivant sa spécifique conjoncture.

" Des statistiques ont démontré qu’avant même que cette crise alimentaire n’atteigne son point culminant, environ 4500 Congolais ont succombé cette année, rien qu’à Kinshasa. Quelle sera la situation quand cette crise se sera passée ? A quoi serviront les capitaux des bailleurs de fonds, des investisseurs et des institutions financières dans les deux prochaines années ? Comment seront orientés lesdits capitaux ? Quels sont les prix des denrées alimentaires sur les marchés ? Quel est le niveau de vie des Congolais ? Quelle est la place du Produit intérieur brut (Pib) et celle des prévisions alimentaires dans le vécu quotidien des Congolais ? ".
C’est en ces termes que M. Henri Lumbala a soulevé ses préoccupations à l’heure où la crise alimentaire mondiale figure au centre des discours. Il est l’administrateur directeur général de l’Ong dénommée : Lutte majoritaire avec de hautes initiatives pour la promotion de l’Agriculture (Lmhipa).
L’orateur estime que la majeure partie de Congolais méconnaît l’ampleur de la crise alimentaire mondiale. " Vraisemblablement, les Congolais adoptent une attitude passive, sinon indifférente par rapport à l’avancée de cette pénurie de denrées alimentaires sur les greniers et les entrepôts du monde entier. Comme le port de Matadi joue encore son rôle de porte d’entrée des produits d’importation, les consommateurs continuent à s’endormir sur leurs lauriers.
Ils sont loin de s’imaginer qu’avec l’avancée de ladite crise, le port pourrait subitement connaître une baisse si pas un arrêt d’entrée des produits alimentaires importés ", a-t-il déploré. L’orateur invite les Congolais, décideurs et gouvernés à se mobiliser, à déployer des efforts conséquents pour planifier la lutte. Ces efforts, a-t-il précisé, " passent notamment par une mobilisation des énergies, des capitaux, des terres et des programmes d’investissements d’une manière concomitante avec les autorités publiques en vue de promouvoir le secteur agricole ".
Face à l’urgence, appuyer les initiatives de diversification de cultures
La situation de l’heure est-elle considérée avec l’urgence qui se pose ?, s’interroge l’orateur. " La situation qui se pose revêt une urgence, tant en RD Congo que dans d’autres pays. Nul gouvernement sensé, nul peuple averti ne se permet de banaliser l’avancée de la pénurie alimentaire. Cela implique des mesures économiques appropriées. Pour sa part, la Lmhipa a diligenté une politique de production vivrière en RD Congo.
Il s’agit de la production de 50.000 tonnes d’huile de palme le mois ; production de 30.000 tonnes de niébés le mois ; 28.000 tonnes de maïs le mois ; 20.000 tonnes de sésames le mois ; 30.000 tonnes de manioc ; 100.000 tonnes de la fibre dure le mois (jute / kenof). La politique définie ainsi par l’Ong prévoit, par ailleurs, un programme d’évacuation des produits agricoles vers les centres de consommation ", a-t-il relevé. Outre le président, le fonctionnement de cette structure inclut Alain Ilabi Mpamayele, Papy Dewa, Donat Bukando, César Ntembeni et l’Ir agronome Camille Lumbala Nseri, respectivement secrétaire général, directeurs commercial, de marketing, financier et du département agricole.
Payne/L’Avenir
Last edited: 13/08/2008 17:44:05