Il s’est tenu, samedi dernier, dans la salle de conférence du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, une rencontre de sensibilisation et d’échanges à l’intention de tous les présidents des partis politiques enregistrés.

Et ceci conformément aux dispositions de l’article 21 de la loi n°04/002 du 15 mars 2004 portant organisation et fonctionnement des partis politiques et préconisant que les partis politiques qui refusent de présenter leurs rapports annuels soient suspendus jusqu’à ce qu’ils seront en règle de cette matière.
Selon les statistiques, sur 270 partis politiques enregistrés pour l’année 2006 à 2007 ; 90 en 2006 et 27 en 2007 ont déposé leurs rapports, 20 ont déposé leurs rapports de la période de 2006 et 2007, 96 ont déposé au moins un rapport pendant les deux dernières années et 179 n’ont déposé aucun rapport.
Prenant la parole, le secrétaire général aux Relations avec les partis politiques Okende Bonge a rappelé qu’aux termes de l’article 6 de la constitution mis en œuvre par la loi portant organisation et fonctionnement des partis politiques, le pluralisme politique est reconnu en République Démocratique du Congo. D’où l’existence de plus de 280 partis politique enregistrés.
S’adressant au ministre d’Etat en charge de l’Intérieur, Décentralisation et sécurité Denis Kalume Numbi, le secrétaire général aux Relations avec les partis politiques lui a rappelé que lors de sa prise de fonctions en 2006, le numéro un du ministère de l’Intérieur, à l’Hôtel de ville de Kinshasa, avait organisé une première rencontre avec la classe politique en vue de donner sa vision et d’inviter les forces nationales à se mettre ensemble pour la réussite du contrat programme.
Après une longue période qui a été consacrée à la préparation des élections a-t-il souligné, à la tenue de celle-ci et à la mise en place des institutions tant nationales que provinciales, Denis Kalume avait estimé opportun de relancer les rencontres avec les partis politiques pour harmoniser les vues sur la marche du pays vers son développement.
C’est dans ce cadre, a indiqué Mokende Bonge que s’inscrit la dite rencontre entre les dirigeants des partis politiques et le ministère de tutelle en vue d’échanger ayant trait aux droits et obligations des uns et des autres contenus dans les lois portant respectivement sur l’organisation et fonctionnement des parties politiques et sur le statut de l’opposition politique a-t-il conclut. Pour le ministre d’Etat en charge de l’intérieur, Décentralisation et Sécurité, Denis Kalume Numbi, il a souligné que cette rencontre est motivée par le combat qu’il mène tous les jours en vue d’asseoir et de consolider dans notre pays la culture démocratique, la culture du pluralisme et la culture d’alternance politique dans une ambiance démocratique apaisée. Pour maintenir ce débat démocratique dans les limites de la légalité imposée par l’Etat de droit, le législateur a encadré les activités politiques par deux textes.
La première, la loi 04/002 du 15mars 2004 portant organisation et fonctionnement des partis politiques et la seconde, la loi n°07/008 du 04 décembre 2007 portant statut de l’opposition politique. Le ministère de l’Intérieur a indiqué le ministre d’Etat qui est chargé de veiller à l’exécution de ces lois à travers son secrétariat général chargé de relation avec les partis a jugé utile de rencontrer les opérateurs politiques pour que nous puissions monter ensemble un mécanisme d’évaluation périodique sans complaisance concernant notre cheminement politique en conformité ou non aux repères, aux balises fixes par ces deux lois.
“ Concrètement, je vous proposerai la méthode de travail que voici, dans un premier temps, nous parcourons les grandes articulations de chacune de ces deux lois tout en relevant les droits et obligations induites par ces lois dans chacune de leurs articulations et dans un deuxième temps, nous ne grouperons d’un coté l’ensemble de droits et de l’autre l’ensemble des obligations a recommandé Denis Kalume.
L’exercice suivant a-t-il dit, consistera à se mettre d’accord sur les indicateurs de performances à accoler à chacun de droits et chacune des obligations pour qu’à l’avenir le secrétariat général fasse un monitoring permanent de manière à se faire périodiquement une évaluation qui permettra de mesurer les écarts et, à l’avenir, prendre des mesures correctives pour bâtir une démocratie durable et stable dans notre pays a conclut le ministre d’Etat en charge de l’Intérieur, Décentralisation et sécurité.
(Ern.)Christelle Mpongo/Uhuru
Last edited: 12/08/2008 16:02:01