Le sujet dominant d’actualité traité par les journaux parus ce lundi a trait à la crise qui secoue l’Alliance de la majorité présidentielle (AMP) avec la suspension par le MSR/Province Orientale de sa participation dans cette plateforme.
« Remaniement : le torchon brûle au sein de l’Amp », titre LE PALMARES en marge du partage des portefeuilles ministériels.
Le confrère rapporte que le parti du ministre Pierre Lumbi, réputé pour avoir piloté les négociations des contrats chinois, se dit, une fois de plus, roulé dans la farine par le PPRD et décide de ce fait de suspendre sa participation à l’AMP.
Et pour cause, il désapprouve la répartition des postes au sein du nouveau comité de coordination provinciale de l’Alliance pour la majorité présidentielle en accusant le PPRD de manœuvres politiques et de trafic d’influence.
Le Parti du peuple pour la reconstruction et le développement souligne, pour sa part en ce qui concerne la gestion des ambitions au sein du parti de Pierre Lumbi, que la pondération la plus élevée en Province Orientale lui revient.
L’AVENIR, qui consacre également sa manchette à cette crise au sein de l’Amp où le Pprd et le Msr sont à couteaux tirés, se demande quelles sont les conséquences qui pourront en découler sur le plan national.
Le Msr estime que le poste de secrétaire exécutif de l’Amp au niveau de la Province Orientale lui revenait. Mais à sa grande surprise, ce poste est allé au Pprd. Cela expliquerait sa décision prise jeudi dernier de suspendre sa participation à l’AMP.
Sous le titre
« AMP : le MSR claque la porte à Kisangani », LA PROSPERITE constate que difficile mission à Kisangani pour le secrétaire exécutif national adjoint de l’AMP, Koyagialo Gbase Te Gerengbo. Peu avant qu’il ne lève l’encre pour son retour à Kinshasa, il parlait déjà d’une question d’ambitions pour, en fait, minimiser le MSR dont le président provincial, Ramazani Tabora, a osé annoncer, le jeudi 7 août dernier, que son parti suspendait sa participation aux activités de l’AMP/Province Orientale.
LE POTENTIEL livre le secret d’une formule concoctée au laboratoire pour sauver les accords de coalition.
« Deux vice-premiers ministres pour seconder Gizenga », titre ce journal.
Selon le confrère, enfin, le verrou semble avoir sauté. Le premier d’entre les ministres de la Rdc s’accommoderait de deux adjoints. Adieu, la réticence. Et bonjour, le réalisme. Les laboratoires auraient donc concocté un compromis. Lequel permettrait à A. Gizenga de conserver son poste, bien que délesté. Il servirait aussi de tête de pont au président de la République de sortir le pays de l’immobilisme. Quant à l’espoir d’atteindre l’efficacité, à travers pareille opération, le peuple est assuré de ne disposer d’aucune garantie, note ce journal.
Kankonde, Kady ou Patrick Mwewa,
« Qui a tiré sur Botethi ? ». La question est soulevée par LE PHARE qui consacre sa manchette à la deuxième constitution des faits réclamée jeudi par les parties est intervenue finalement le vendredi sur avenue Haute tension à Ma Campagne.
Lors de cette séance essentiellement technique, deux thèses avancées par la défense et la partie civile se sont entrechoquées. Il y a d’une part la défense de Mwewa qui, s’appuyant sur les anciennes dépositions du brigadier Kankonde, attribue le meurtre du vice-président de l’Assemblée provinciale de la ville de Kinshasa à son garde du corps.
Il y a également la thèse du ministère public qui lui reste convaincu qu’il y a eu meurtre mais commis par Mwewa et sa bande.
D’autre part, les avocats de la partie civile Botethi défendent la thèse de l’assassinat. En effet, par la voix de ses conseils, le général Botethi pense de plus en plus que son fils a été extrait de sa voiture, jugé, condamné et exécuté par ses assaillants.
Théodore Ngangu/MMC
Last edited: 11/08/2008 11:44:59