Dans la nuit du vendredi à samedi 2 août à Limete, une bougie en cire, allumée et oubliée, a décimé la progéniture de Bokutshu Desse. C’est la consternation à la suite du sort cruel et cela à cause des délestages du courant électrique.
Les matières inflammables ayant pris feu, la fumée ocre a asphyxié quatre enfants étalés sur des matelas en mousse plastique. En moins d’une demi-heure, toute la chambre à coucher s’est transformée en une fournaise, consumant tout. Ce qui n’a pas pu facilité les secours.
Après une guerre impitoyable contre les flammes, l’incendie a finalement été circonscrit.
Mais qu’est-ce qu’on a pu sauver ? Pas grand-chose. Sur l’avenue Nduwa, quand les voisins ont enfin accédé à la chambre à coucher, le spectacle était insoutenable. Quatre corps d’enfants calcinés étaient méconnaissables. Il s’agit de Francine (7 ans), Elysée (5 ans et demi), Pierre (4 ans) et André (2 ans). Les corps ont été acheminés à la morgue de l’Hôpital général de référence de Kinshasa, en attendant que la famille durement éprouvée trouve les moyens pour procéder aux funérailles.
Dans le quartier Nzadi, c’est la consternation à la suite du sort cruel qui frappe Bokutshu Desse en une seule nuit, et cela, à cause des délestages du courant électrique. On déplore aussi le fait que les sapeurs-pompiers ne soient pas intervenus à temps, pour sauver ce qui pouvait l’être.
Encore une fois, cette série d’incendies montre que Kinshasa est toujours à la merci des catastrophes et des incidents de tous genres. Aucune commune ne dispose de son propre service anti-incendie. Ne rêvons pas : le projet moisi quelque part sans qu’il ne soit remis sur la table et ne fasse la préoccupation des pouvoirs publics.
Bumbu : une fillette calcinée
Un autre cas d’incendie s’est déclaré dans la nuit du 31 juillet, vers 20 heures. Cette nuit-là, sur l’avenue Mabwana n° 35, quartier Tomba, à Bumbu, des adultes assis dehors à cause de l’obscurité n’avaient pas remarqué que la fumée s’échappait de la maison de Makanzu Kinkela.
C’est tard que l’odeur du brûlis a alerté les résidents de la parcelle. Quand ils ont ouvert la Porte de la maison, c’était trop tard. La chambre, ravagée par les flammes, n’était plus accessible. Le feu avait gagné le salon, enflammé le mobilier et tout ce qui s’y trouvait. Les voisins venus à la rescousse ne leur étaient d’aucune utilité.
Après des heures de lutte contre le feu, avec des moyens de fortune, l’incendie a été finalement maîtrisé. Le constat était amer. La fillette de Makanzu, Carmélite Nzuzi (2 ans) n’était plus qu’un corps sans vie. Les dégâts matériels étaient inestimables.
Kisenso : deux enfants brûlés
Le 1er août, jour de la fête des parents, a été célébré dans la tristesse sur l’avenue de la Paix n° 57, quartier de la Paix, commune de Kisenso. Il était à peine 19 heures 45’ et l’obscurité baignait le quartier dépourvu de fourniture en courant électrique.
Une bougie allumée dans la chambre depuis une heure, après s’être consumée, s’est attaquée au matelas en plastique sur lequel dormaient deux enfants de Mambueni Bozi. C’est à la vue des flammes qui s’échappaient de la toiture que l’on a réalisé qu’un incendie s’était déclaré dans l’appartement de ce père de famille.
Sous le coup de l’émotion, le malheureux père a cherché des gens de bonnes volontés pour l’aider à combattre le feu. Mais en dépit de l’arrivée de nombreux jeunes du quartier armés de seaux d’eau, les flammes ont poursuivie leur besogne destructrice. Que pouvaient ces sapeurs-pompiers improvisés contre un incendie ravivé par les matières inflammables ?
Le bilan était lourd : deux morts. Nzuzi, âgée de 18 ans, et sa petite-soeur Ngoyi, âgée de 12 ans, étaient mortes asphyxiées et calcinées dans leur chambre à coucher.
(Milor)J.R.T./Le Palmarès
Last edited: 09/08/2008 15:59:30