Le sénateur She Okitundu a l’incontestable expérience des dossiers politiques congolais situe par devoir de mémoire le scandale de la donne RCD en indiquant avec pertinence que ce groupe armé mué en parti politique n’aura été qu’un sinistre bras armé des agresseurs rwandais et ougandais.

Le sénateur Shé Okitundu a rappelé l’agression dont la RDC était victime de par de la coalition ougando-rwandaise et leurs alliés le 2 août 1998, une journée noire et inoubliable qui doit être rappelée aux générations futures.
Devant un parterre de journalistes, il a fait la lecture de quelques faits essentiels liés à cette première guerre mondiale africaine laquelle est l’expression de l’horreur. Selon le sénateur Shé Okitundu, les 2 et 3 août 1998, des colonnes constituées de plusieurs camions de l’armée rwandaise, chargés de militaires lourdement armés, ont violé les frontières orientales congolaises pour investir Gôma et Bukavu.
Kinshasa était plongé dans le noir faute d’électricité, pendant que James Kaberehe dirigeait une opération sordide dans le Bas- Congo où trois avions détournés au départ de Goma, dans le Nord-Kivu, ont atterri à la base militaire de Kitona avec 600 militaires rwandais. Ils avaient pour objectif d’asphyxier Kinshasa et d’investir le barrage hydroélectrique d’Inga qui assure la fourniture en énergie électrique Kinshasa et le Bas-Congo.
Ces forces d’agression devaient s’emparer de Kinshasa, par le Bas-Congo, pour renverser le gouvernement du Salut public et assassiner le président Laurent-Désiré Kabila, en vue d’y installer un régime tutsi ou d’obédience tutsi.
A Kisangani, un autre groupe de militaires rwandais, qui attendait le rapatriement pour Kigali, a ouvert le feu sur la garnison de la ville. Le dimanche 9 août 1998, deux colonnes des soldats ougandais ont violé l’intégrité territoriale de la RDC, notamment entre Kamango et Watsa et se sont dirigés vers Bunia.
En cette date, un gros porteur de l’armée ougandaise a atterri à Nebbi, district ougandais, très proche de Karobo, près de Mahagi en territoire congolais en déposant un lot important d’armes et de munitions destinées aux garnisons de Fahidi, Huruti, Mbo et Mee pour servir de forces d’appui aux agresseurs.
Après avoir décrit l’origine de cette agression, She Okitundu a indiqué que « le conflit a pris des dimensions importantes et inquiétantes au point de s’étendre dans le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, le Maniema, la Province Orientale, le Katanga et l’Equateur ». De plus, les agresseurs se sont livrés à des violations graves des droits de l’homme et des règles élémentaires de droit international humanitaire, ils se sont livrés à des actes de pillages des biens ; des ressources du sol et du sous-sol.
Face à cette agression, a poursuivi le sénateur She Okitundu, la RDC a saisi plusieurs instances internationales dont le Conseil de sécurité de l’Onu, la SADC, l’Union africaine, 1’Union européenne, la Cour internationale de justice, et même les confessions religieuses congolaises.
Les réactions ne se sont pas fait attendre. Plusieurs résolutions du Conseil de sécurité ont été prises pour condamner l’agression. Les résolutions 1234, 1304 et 1355 ont exigé l’arrêt immédiat des hostilités et demandé aux Etats agresseurs de mettre fin à la présence de leurs forces, de traduire en justice les auteurs des massacres et d’ouvrir une enquête internationale sur ces événements. L’Ouganda était même traduit à la Cour internationale de justice qui l’a condamné à réparer le préjudice occasionné, pendant que le Rwanda et le Burundi n’étaient pas concernés.
(Ern.)Eyenga Sana/Le Potentiel
Last edited: 09/08/2008 14:41:17